Depuis quelques semaines, les travaux de rénovation du temple de Bôle ont été entrepris. Endommagés après une tempête en 2024, la toiture principale ainsi que le clocher auront droit à un lifting, tout en respectant les contraintes patrimoniales de ce bâtiment protégé.
Entre le son des cloches qui rythme les journées des habitants de Bôle, les perceuses et autres engins de chantier se font aussi entendre. Et pour cause, le temple, situé au cœur du village, est en pleine rénovation. À l’approche de la bâtisse, l’imposant échafaudage tranche le brouillard. « Pour l’anecdote, nous avons mis deux semaines à monter l’échafaudage », glisse Valentino Iacoviello, chef du Service de l’urbanisme et des bâtiments de la commune de Milvignes. La toiture principale du temple a droit à une réparation, car elle avait été endommagée lors d’une tempête en novembre 2024. « La toiture était la partie qui était prioritaire pour nous, après avoir relié le bâtiment au chauffage à distance », explique le chef de service. Et d’ajouter que la toiture représentait un danger pour la sécurité publique puisqu’elle donne directement sur la rue. En parallèle, il fallait également assurer la préservation de ce lieu. « Nous collaborons ainsi étroitement avec l’OCPI, l’Office cantonal du patrimoine bâti et immatériel, car le bâtiment est protégé », ajoute encore Valentino Iacoviello. La Commune en profite alors pour rénover la toiture du clocher qui présentait d’anciennes infiltrations. Elle sera entièrement étanche. Au total, le coût des travaux se monte à 160'000 francs (80'000 francs pour la toiture principale et l’autre moitié pour la toiture du clocher), qui entre dans le crédit budgétaire 2025 de la Commune de Milvignes. Le Canton subventionne l’ouvrage à hauteur d’environ 24'000 francs.
Valentino Iacoviello : « L’objectif c’est de terminer les travaux avant Pâques 2026. »
Le temple ne fermera donc pas ses portes jusqu’à la fin des travaux prévus pour Pâques 2026.
Une histoire à conservée
L’Office cantonal du patrimoine bâti et immatériel supervise les travaux. « Notre rôle est de suivre tous les travaux des bâtiments qui sont sous protection cantonale et le temple de Bôle en fait partie », explique Marie Majeux, architecte et collaboratrice scientifique à l’OCPI. « On doit trouver l’équilibre entre les normes de construction actuelles et la tradition constructive du bâtiment », ajoute l’architecte. Dans le cas du temple de Bôle, les contraintes étaient moindres, estime la collaboratrice scientifique de l’OCPI, car la toiture est refaite à l’identique. Pour le voir, il faut grimper les quelques marches qui permettent de rallier le haut de l’échafaudage et découvrir les travaux en cours :
Reportage sur le chantier
Christian de Reynier : « C’est une histoire qui commence après la réforme. »
Les témoignages matériels de ces anciennes fonctions ne sont pas évidents lorsqu’on visite le temple. Pour découvrir son histoire, l’archéologue s’est surtout basé sur des écrits. « Plus nous sommes dans une période moderne, plus il y a de textes », précise Christian de Reynier. « Pour le temple, nous avons beaucoup d’informations en ce qui concerne les XVIIe et XVIIIe siècles, un petit peu moins pour le XVIe siècle et, pour ce qui est avant, presque rien du tout. » Et d’ajouter qu’on peut supposer que ce temple ne part pas de rien et qu’il avait une fonction déjà au Moyen Âge. /crb










