Votre sapin de Noël est-il neuchâtelois ?

On peut être branché circuits courts jusque dans le choix de son sapin de Noël. Le canton de ...
Votre sapin de Noël est-il neuchâtelois ?

On peut être branché circuits courts jusque dans le choix de son sapin de Noël. Le canton de Neuchâtel compte plusieurs cultivateurs de conifères.

Sur une parcelle de 5 ha, Nicolas Dolder fait pousser des sapins de Noël. Sur une parcelle de 5 ha, Nicolas Dolder fait pousser des sapins de Noël.

Si ça n’est pas encore fait, peut-être que vous allez installer un sapin de Noël dans votre salon ces prochains jours. Mais que savez-vous de celui que vous allez décorer et qui va vous accompagner durant les fêtes de fin d’année ? Connaissez-vous son origine, son âge, son nom ?

Il y a de fortes chances qu’il vienne de l’étranger, qu’il ait entre 8 et 10 ans et que ce soit un Nordmann. Mais cela n’est pas une fatalité.

Le canton de Neuchâtel compte plusieurs producteurs de sapins de Noël. L’un d’eux, Nicolas Dolder, cultive ses conifères sur une parcelle de cinq hectares à proximité de son exploitation à Boudry.

Nicolas Dolder : « Il faut être entre 400 et 800 mètres. Plus haut ça peut être casse-gueule. »

Les jeunes sapins ont déjà 3 ans et mesurent une quinzaine de centimètres lorsqu’ils arrivent chez l’agriculteur. Le démarrage est assez lent. Il faut attendre leur 5e anniversaire pour les voir atteindre la taille d’un mètre. Passé cette échéance, les choses s’accélèrent. Nicolas Dolder doit alors veiller à ce que le conifère ne s’emballe pas.

« [Après cinq ans], ils poussent entre 30 et 40 centimètres [par année]. »

Les sapins que le Boudrysan cultive n’ont pas tout à fait la même couleur que ceux qu’il importe pour répondre à la demande. Les conifères neuchâtelois sont plus clairs, la faute à un terrain trop alcalin.

« Pour faire un vert profond, il faudrait un pH entre 5 et 5 et demi. » 

Mais ça ne dérange pas la clientèle. D’autant qu’une partie d’entre elle met un point d’honneur à choisir un sapin de la région. Les 35'000 à 40'000 arbres que Nicolas Dolder cultive sur ses cinq hectares sont à des stades de croissance différents. Cette culture couvre entre 20 et 25% des ventes annuelles de l’agriculteur. Il complète le solde avec des arbres venus du Danemark et de France.

Chaque fin d’année, il livre entre 8000 et 10'000 arbres à des Garden Centers ou à des communes et en propose 500 à 600 en vente directe sur son exploitation. /cwi


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