Les mammographies sauvées

Le dépistage du cancer du sein a échappé au pire. Son remboursement était menacé par le nouveau ...
Les mammographies sauvées

Le dépistage du cancer du sein a échappé au pire. Son remboursement était menacé par le nouveau système tarifaire Tardoc, qui entre en vigueur le 1er janvier. Au final, la baisse de rémunération est limitée et les programmes devraient se poursuivre.

Les mammographies de dépistage continueront d'exister en Suisse (photo libre de droit). Les mammographies de dépistage continueront d'exister en Suisse (photo libre de droit).

On a évité le pire dans le domaine du dépistage du cancer du sein en Suisse. Le nouveau tarif médical Tardoc entre en vigueur le 1er janvier. Alors qu’il était en négociation, les propositions qui étaient sur la table menaçaient l’existence même des mammographies de dépistage. La question a fait l’objet d’une question lors de la dernière session du Grand Conseil neuchâtelois. « On craignait une baisse de rémunération de la mammographie de dépistage de l’ordre de 50% », explique Nathalie Fleury, la directrice de l’Association pour le dépistage du cancer BEJUNE (ADC BEJUNE), active dans les cantons de Neuchâtel, Jura et Berne. Selon elle, cette diminution de tarifs aurait vraisemblablement entraîné un désengagement des instituts de radiologie, en particulier les privés. Dans ces circonstances, de tels programmes de dépistage du cancer aurait pu disparaître en Suisse. Swiss Cancer Screening, la fédération faîtière à laquelle est affiliée l’ADC BEJUNE, n’était pas partie prenante des négociations sur le Tardoc. Elle a donc entrepris un effort de sensibilisation auprès des milieux concernés pour leur faire part des préoccupations du secteur. Un lobbying qui a porté ses fruits.

Nathalie Fleury  : « On redoutait de devoir arrêter les programmes de dépistage. » 

Au final, ce n’est donc pas une baisse de rémunération de moitié, mais d’un quart qui a été inscrite dans le nouveau système tarifaire. Ces 25% de diminution correspondent à la baisse générale appliquée dans tout le domaine de la radiologie. Une évolution considérée comme « supportable » par Nathalie Fleury. Désormais, un autre volet de négociation s’ouvre. « Il revient à chaque programme de discuter avec ses partenaires pour voir comment, sur le montant total que l’on va pouvoir facturer aux assurances, on va pouvoir rémunérer chacun des différents partenaires et prestataires qui interviennent dans la mammographie ». Dans le cas de l’ADC BEJUNE, on parle de 13 instituts de radiologie, qui sont approchés les uns après les autres par l’institution. Nathalie Fleury se montre optimiste quant à la possibilité de boucler ces discussions avant la fin de l’année.

Nathalie Fleury  : « On a tenu à discuter individuellement avec chacun de nos partenaires. » 

Pour les assurés, la conséquence la plus visible, c’est que le prix d’une mammographie de dépistage va baisser. La quote-part devrait passer d’environ 18 francs à environ 13 francs. Mais ce sont les contribuables qui payeront au final la différence : les trois Cantons partenaires se sont engagés à soutenir l’Association face à ce remaniement tarifaire. /jhi 


 

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