Depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021, les filles de plus de douze ans n’ont plus le droit d’aller à l’école. Ces structures clandestines ont été créées par Zekria Farzad, un Afghan réfugié en Suisse. Il présente son combat vendredi soir dès 18h à l’AMAR à Neuchâtel.
Une vague d’espoir pour les jeunes filles en Afghanistan. L’association de The Wave of Hope soutient des écoles secrètes pour filles dans ce pays sous contrôle des talibans. Son fondateur, Zekria Farzad, est afghan. Il a trouvé refuge en Suisse. Il présente l’association vendredi soir à l’AMAR à Neuchâtel. Depuis le retour des talibans au pouvoir en été 2021, les droits des femmes ne cessent de se réduire. Les jeunes filles de plus de douze ans n’ont, par exemple, pas le droit d’étudier. Catherine Rohner, membre de l’AMAR, a dressé un état des lieux de la situation en Afghanistan vendredi dans La Matinale. Elle était accompagnée de Zekria Farzad. Il a expliqué que l’aventure de ces écoles clandestines avait commencé en 2019, peu après son arrivée sur l’île grecque de Lesbos. Avec d’autres migrants, il a fondé une école pour les réfugiés, gérée par les réfugiés. Le succès a été au rendez-vous. Un an et demi plus tard, elle comptait 3'000 élèves, principalement des femmes et des enfants. En septembre 2020, le camp a brûlé.
Des risques pour les enseignantes
En août 2021, avec l’arrivée des talibans au pouvoir en Afghanistan, Zekria Farzad a décidé de mettre sur pied des écoles secrètes dans le pays. L’association The Wave of Hope y a ouvert neuf écoles. Elles scolarisent chacune entre 100 et 300 jeunes filles. Zekria Farzad a expliqué qu’il est important « qu’elles ne perdent pas le rêve de fréquenter les salles de classe ». Mais ce combat n’est pas sans risque pour les enseignantes. « La plupart d’entre elles ont été renvoyées de leur poste par les talibans. Et, elles ont accepté de prendre des risques, en expliquant qu’elles n’avaient rien à perdre. Deux de nos écoles ont dû fermer. Le mari d’une de nos enseignantes a été emprisonné. Et une autre école a dû déménager. » Zekria Farzad relève que son action est soutenue par la population. « De sorte que même certains talibans envoient leurs filles dans nos écoles. »
La présentation de l’association The Wave of Hope et ses écoles secrètes en Afghanistan se tient vendredi dès 18h à LAMAR, rue de la Coquemène 1 à Neuchâtel. Un repas, réalisé par Zekria Farzad, est organisé à l’issue de cette rencontre. Le prix est libre. L’argent récolté servira à financer ces structures. /sma









