La nouvelle directrice artistique de La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027 sait qu’elle reprend ce mandat dans une situation compliquée. Certains acteurs artistiques culturels locaux ont fait part de leur mécontentement fin octobre. Laurence Perez estime que la manifestation ne pourra être une réussite que si tout le monde travaille ensemble.
Un nouveau défi pour Laurence Perez. Elle a été nommée la semaine passée directrice artistique de La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027. Elle remplace Simone Töndury, qui a démissionné pour des raisons familiales.
Laurence Perez reprend la direction artistique de lcdf27 dans une période mouvementée. Fin octobre, des artistes locaux ont fait part, dans une lettre anonyme, de leur mécontentement en lien avec le choix des projets. La Fédération neuchâteloise des actrices et acteurs culturels a aussi envoyé à fin novembre un courrier au comité pour demander plus de transparence. Une situation tendue qui n’a pas découragé Laurence Perez, comme elle l’a expliqué mardi dans La Matinale. « Je suis attachée à cette idée de Capitale culturelle suisse qui met la culture au centre de la vie d’une ville pendant une année. » Elle a rappelé qu’il s’agit d’un premier projet qui est amené à être pérennisé dans d’autres villes. Française d’origine, mais en Suisse depuis dix ans, Laurence Perez explique qu’elle s’est attachée à la ville de La Chaux-de-Fonds. Elle se dit « honorée, motivée et excitée à l’idée de construire cette première Capitale culturelle Suisse ».
Pour elle, un projet tel que celui-ci « marche sur deux pieds ». Il s’agit d’un côté de révéler le foisonnement, la qualité du tissu artistique local et de le faire rayonner. D’un autre côté, il faut mettre en dialogue cette scène avec la culture suisse et internationale. « C’est un équilibre à trouver entre le local et une ambition nationale. » Quant aux dissensions qu’il y a eu, elle estime « qu’il y a certainement eu des malentendus, peut-être même des maladresses. » Elle souhaite rétablir le dialogue avec celles et ceux qui estiment qu’il a été rompu. « On peut toujours s’améliorer, notamment en accueillant cette parole contradictoire, au sens de débat contradictoire et en cherchant où elle peut s’arrimer au projet. » Pour Laurence Perez, La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse 2027 ne pourra être réussie qu’en œuvrant les uns avec les autres. Elle relève par ailleurs que certains artistes locaux sont déjà associés au projet. « On les entend peut-être moins, mais il ne faut pas les sous-estimer. (…) Raisonnablement, le projet n’a pas soulevé que des contestations chez les artistes et les opérateurs culturels locaux. Il a aussi soulevé de l’enthousiasme et de l’adhésion. » /sma









