La rencontre entre Guy Parmelin et Donald Trump, censée être un sobre entretien diplomatique sur les droits de douane, a soudain pris des allures de film mafieux, du moins dans l’imaginaire de David Charles, qui a suivi l’affaire avec l’œil pétillant de quelqu’un qui voit déjà le générique défiler. Dans la version de notre humoriste, le ministre suisse se transforme en « Guy Parmiggiano », un parrain helvétique un peu trop poli, venu négocier avec « Don Trumpino », dans une ambiance où les cadeaux — montres clinquantes et lingots d’or — remplaceraient les mallettes secrètes et les poignées de main douteuses.
Un décor de fiction qui résonne étrangement avec les interrogations très réelles sur la nature des présents diplomatiques et les lignes parfois floues de la « courtoisie internationale ». Mais une chose est certaine : dès qu’un conseiller fédéral franchit la porte de la Maison-Blanche, la Suisse entière retient son souffle, pendant que David Charles, lui, se prépare à réaliser un film, avec le générique de fin. Et du pop-corn, évidement.
La semaine prochaine, c’est Aude Bourrier qui nous fera le plaisir de son dernier passage de l’année dans « La Matinale ». Rendez-vous avec « Faites-nous rire », à 7h45. /rde









