L’immeuble abritant l’ancien bar est dans un état de délabrement tel que la Ville, propriétaire du bien, pourrait devoir démolir ce bâtiment protégé, non sans devoir le reconstruire à l’identique. A moins qu’un investisseur privé ne se pointe à la dernière minute…
C’est la dernière verrue au centre-ville du Locle : malgré sa protection patrimoniale, le bâtiment de l’ancien bar le Pharaon pourrait être détruit. Une provision de 250'000 francs figure au budget 2026 de la Mère commune pour étudier – et peut-être entreprendre – une démolition. Propriété de la Ville, l’immeuble est protégé : il est inscrit à l’inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale et se situe en zone Unesco. Mais l’état de délabrement avancé du bâtiment ne laissera peut-être pas le choix aux autorités communales... « Ce bâtiment montre une dégradation assez rapide à l’intérieur due à l’humidité. On ne sait pas encore si on pourra le rénover tel quel. Et si on ne peut pas, il faudra demander une dérogation à la Confédération et au Canton pour pouvoir le démonter. Mais on devrait absolument le reconstruire avec la même architecture », explique la conseillère communale Catherine Jeanneret.
L'intérêt d'une société locale
Une telle opération « coûterait cher. Et le volume n’étant pas très grand, le retour sur investissement peut être problématique pour certains investisseurs. Mais on a eu la bonne surprise d’apprendre l’intérêt d’une société locale à peut-être rénover ce bâtiment », précise l’élue.
Les appels d’offres pour ces études de démolition et de statique ont été lancés.
Catherine Jeanneret : « Il faudrait demander une dérogation pour le déconstruire, puis le reconstruire avec la même architecture. »
Les études devront évaluer l’impact d’une démolition de cet immeuble de la rue Daniel Jeanrichard 28 au Locle sur la statique des bâtiments voisins. La Ville avait acquis l'édifice abritant l’ancien Pharaon aux enchères en 2024. Auparavant les autorités communales avaient dépensé 50'000 francs pour sécuriser le bâtiment laissé à l’abandon par l’ancien propriétaire. /vco








