Une vie sexuelle est possible après un cancer de la prostate

Avec près de 7800 nouveaux cas par année, ce cancer est le plus répandu en Suisse. Et pourtant ...
Une vie sexuelle est possible après un cancer de la prostate

Avec près de 7800 nouveaux cas par année, ce cancer est le plus répandu en Suisse. Et pourtant, il reste encore tabou. Beaucoup d’hommes ont de la peine à en parler, car il touche à leur intimité. À l’occasion de novembre bleu, la Ligue contre le cancer sensibilise, informe et encourage les personnes concernées à demander de l'aide.

Novembre est le mois de la sensibilisation aux cancers masculins, notamment de la prostate. (Photo d'illustration : libre de droits) Novembre est le mois de la sensibilisation aux cancers masculins, notamment de la prostate. (Photo d'illustration : libre de droits)

Si octobre est rose, novembre est bleu… C’est le mois de la sensibilisation aux cancers masculins, notamment de la prostate. Près de 7’800 nouveaux cas sont recensés chaque année en Suisse. Ce qui en fait le cancer le plus répandu. La moitié des hommes concernés le contractent après 70 ans, et 1’400 personnes en meurent chaque année. C’est pourquoi il faut faire tomber le tabou qui entoure cette maladie, en parler et se faire tester même s’il n’existe pas, en Suisse, de programme de dépistage comme celui mis sur pied pour le cancer du sein ou du colon. L’une des solutions pour soigner ce cancer est l’ablation de la prostate. Une intervention qu’Antoine*, qui a préféré témoigner sous couvert d’anonymat jeudi dans La Matinale, a subi il y a neuf ans. Aujourd’hui il va bien et tient à sensibiliser à l’importance de se faire dépister. Il raconte que, comme il a des antécédents dans sa famille, il se fait tester tous les ans depuis ses 51 ans. Et puis, en 2016, le taux de PSA augmente et la biopsie réalisée le confirme : il s’agit du cancer de la prostate. Antoine insiste sur l’importance du dépistage, car il n’y a pas de symptômes avant-coureurs. « C’est ça qui a permis de détecter très tôt chez moi. (…) Je le recommande vivement, même si c’est parfois remis en question. Le taux de PSA est un contrôle à faire chaque année. Ça peut se faire dans le cadre d’une autre prise de sang. (…) Demandez-le, insistez peut-être un petit peu car certains médecins sont un peu réticents. »


Un sujet qui reste tabou

Les hommes ont souvent peur de cette prostatectomie radicale parce qu’elle a des conséquences. « Il n’y a plus de reproduction de sperme, par exemple, et puis les érections sont assez régulièrement plus difficiles (…), voire absentes. Mais il des médicaments qui permettent de compenser ça. » Antoine le répète, il existe une vie sexuelle après l’opération. Il témoigne d’ailleurs régulièrement lors des Prostate Café organisés quatre fois par année par la Ligue neuchâteloise contre le cancer. Le prochain aura lieu en mars, mais la date n’est pas encore arrêtée. /sma

*Nom connu de la rédaction

Entretien avec Antoine :


 

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