Ce sont souvent de belles surprises. Presque chaque année, le Conservatoire de musique neuchâtelois reçoit des dons d’instruments de valeur ou des legs. De quoi aider les familles aux moyens modestes.
« Il arrive que certaines journées commencent avec un sourire inattendu : un coup de téléphone, un message… et soudain un instrument rare ou un geste généreux vient enrichir la vie du Conservatoire de musique neuchâtelois ». Une phrase que l’on peut lire dans l’infolettre de l’école fin octobre et qui fait référence à des dons de particuliers. Dernièrement, l’institution a reçu deux instruments de valeur : un virginal et un clavicorde qui valent plusieurs dizaines de milliers de francs et qui permettent de renforcer l’enseignement des musiques dites anciennes.
« Ce sont de belles surprises », lance Nicolas Farine, directeur du Conservatoire de musique neuchâtelois. « Il y a deux ans, nous avons reçu un très beau violon qu’on destine à des élèves plutôt avancés, qui viennent de familles modestes et qui ne pourraient pas faire un achat aussi élevé. » Mais tous les dons d’instruments ne peuvent être utilisés. « Parfois on en a trop d’une même catégorie et gérer des stocks, c’est du travail. Ou parfois leur état demanderait une réfection trop importante », ajoute Nicolas Farine. « Et pour les instruments de très très grande valeur, le problème c’est d’assurer leur sécurité et d’avoir les conditions de stockage adéquates. »
Nicolas Farine : « On doit veiller à ce que les instruments soient utilisables dans le cadre de nos cours pédagogiques ».
Ces dons viennent compléter la collection d’instruments du Conservatoire destinée aux 1'800 élèves et 120 professeurs. « Cela permet aussi aux jeunes familles qui ne savent pas encore si elles veulent investir dans un instrument - parce que leur enfant n’a pas encore fait son choix, tâtonne - de le louer pour une somme très modeste (20frs/mois). On limite toutefois cette location à deux ans pour ne pas faire concurrence aux magasins du canton qui louent aussi des instruments », précise Nicolas Farine.
Une devise : « musique pour tous »
Le Conservatoire de musique neuchâtelois a aussi pour mission de rendre l’apprentissage d’un instrument accessible à ceux qui peinent à joindre les deux bouts. L’école peut ainsi compter sur des dons en argent. « Nos écolages sont tout à fait corrects et même plutôt bon marché. Ils se font au prorata du revenu imposable des personnes. Néanmoins pour certaines familles c’est encore trop. Par chance, ces dernières années, on a reçu des legs, dont un très important, qui nous permettent d’offrir des bourses », souligne Nicolas Farine.
« On distribue pas loin de 100'000 francs de bourses aux élèves les plus modestes de notre institution. »
Nicolas Farine conclut par un message à la population neuchâteloise « Ne vous gênez pas de nous contacter si vous avez des instruments à nous donner. Cela peut aussi être des instruments électroniques, car nous avons aussi une section jazz-musiques actuelles. » /jpp










