On ne sait jamais trop quand ça commence, ce petit frisson de nostalgie. Un jour, on s’aperçoit qu’on dit « les jeunes d’aujourd’hui », qu’on hoche la tête devant des vitrines immobilières ou qu’on trouve la pétanque « apaisante ». Ce n’est pas grave, c’est juste le temps qui fait son œuvre — parfois avec humour, parfois avec un mal de dos. Les années filent plus vite que nos stories, et on se surprend à parler de son adolescence comme d’une époque lointaine, avec ce mélange de tendresse et de vertige qui fait le charme du mot « avant ».
Cette douce mélancolie, Christian Mukuna la ressent, et il n’y pas le seul. Selon un sondage, près de 48 % des Suisses déclarent s’être déjà sentis « vieux avant l’heure », un chiffre qui grimpe après 35 ans (et après la première douleur au genou sans raison). Pourtant, vieillir n’a jamais été aussi chic : on appelle ça la nostalgie active. Commencer à lire les étiquettes de vin et préférer les soirées raclette aux soirées techno, c’est aussi une façon de savourer le temps qui passe — avec humour et un peu d’autodérision.
La semaine prochaine, Lord Betterave passera ses derniers moments avec nous de l’année (rassurez-vous, il sera de retour en 2026). « Faites-nous rire », c’est le mercredi dans « La Matinale », à 7h45. /rde









