Les vignerons-encaveurs ont été entendus

Le Conseil fédéral a annoncé la semaine passée vouloir alléger les contrôles pour les petites ...
Les vignerons-encaveurs ont été entendus

Le Conseil fédéral a annoncé la semaine passée vouloir alléger les contrôles pour les petites caves. Une prise de position saluée par la profession qui attend maintenant la Loi d’application avant de crier victoire.

Les vignerons-encaveurs saluent la volonté du Conseil fédéral d'alléger les contrôles. Les vignerons-encaveurs saluent la volonté du Conseil fédéral d'alléger les contrôles.

Une prise de position qui va dans le bon sens : les vignerons-encaveurs neuchâtelois que nous avons rencontrés saluent la démarche du Conseil fédéral. Le Gouvernement a annoncé la semaine dernière vouloir alléger les contrôles pour les petites caves tout en garantissant les traçabilités. Le rapport qu’il a présenté « propose des solutions concrètes qui assurent à la fois la traçabilité des raisins jusqu’à la bouteille et le respect des obligations de déclarations. »

Depuis 2019, à la suite de deux fraudes mises en lumière dans des entreprises de négoce en Valais, donc de très grandes entreprises, le Conseil fédéral a serré la vis. Ce qui a engendré, explique Jocelyn Vouga des caves du même nom à Cortaillod, une surcharge de travail administratif pour tous.

Jocelyn Vouga : « Ceux qui se sont fait serrer la vis n’ont pas le potentiel d’effectuer de telles fraudes. »

Les vignerons-encaveurs ne sont pas contre les contrôles, mais ils doivent rester proportionnels aux risques de fraudes, comme l’explique Dimitri Engel, de la cave du même nom à Saint-Blaise.

Dimitri Engel : « Certains encavages qui encavent leur propre récolte devraient être soulagés d’un point de vue administratif. »

Jocelyn Vouga a le même sentiment. Il explique que la profession n’est pas contre les contrôles, mais « clairement aujourd’hui, les vignerons-encaveurs ont le sentiment que la charge administrative demandée pour les contrôles est disproportionnée par rapport aux risques. L’annonce faite la semaine dernière est donc accueillie favorablement.

Jocelyn Vouga : « Aujourd’hui, on a le sentiment d’être entendu par le Conseil fédéral. »

Cette surcharge administrative représente aussi des coûts supplémentaires pour les vignerons-encaveurs. Ils attendent maintenant de voir comment les mesures annoncées par le Conseil fédéral vont être appliquées dans les faits. Et si d’autres mesures pourraient être demandées par la suite.

Dimitri Engel : « Il faut déjà voir comment cette ordonnance entre en application. »

Le Conseil fédéral s’engage à intégrer les adaptations législatives nécessaires dans le cadre du prochain train d’ordonnances agricoles. /sma


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