La Ville de Neuchâtel et le Canton ont présenté vendredi le bilan après la première année de la mise en œuvre de Ma journée à l’école. Quelques adaptations ont été faites, dont l’extension d’un quart d’heure de la pause de midi.
MAE passe avec succès le cap de sa première année. Ce projet pilote, mis sur pied à la rentrée 2024 dans deux collèges de la ville de Neuchâtel, rencontre un franc succès. Le taux d’élèves inscrits à Ma journée à l’école au Crêt-du-Chêne et à Serrières avoisine les 75%, soit 511 enfants, ce qui veut dire que trois élèves sur quatre fréquentent la structure au moins une fois par semaine. Les enfants peuvent être pris en charge de 6h45 à 18h45. Ils sont accueillis avant et après les cours et durant la pause de midi. Dès 14h30, ils peuvent participer à des activités parascolaires et sont épaulés dans leurs devoirs. La pause de midi a été rallongée à la demande générale, explique Nicole Baur, conseillère communale à Neuchâtel en charge du Dicastère de la famille, de la formation, de la santé et des sports (FFSS). Elle est passée d’une heure à une heure et quart pour répondre, notamment, aux préoccupations des parents dont les enfants rentrent manger à la maison.
Nicole Baur : « Les premiers retours que nous avons sont très satisfaisants. Les gens sont très contents. »
La phase pilote se termine en 2027. À ce moment-là, le Conseil général de Neuchâtel décidera de poursuivre et d’étendre le projet ou pas. Il ne devrait en revanche pas y avoir de nouvelles ouvertures de collèges MAE en ville de Neuchâtel d'ici-là, relève Nicole Baur, même si Valangin et le collège des Parcs avaient été évoqués. « Je pense que ce sera difficile. »
Nicole Baur : « Tout est ouvert et j’espère qu’on pourra poursuivre. »
Deux autres Communes sont intéressées à participer à une deuxième phase pilote, si elle est mise sur pied, dès 2027. Il s’agit de Val-de-Ruz et de Laténa. Mettre sur pied MAE est un grand enjeu pour les communes en termes financiers, mais aussi d’infrastructures et de personnel. Les coûts supplémentaires engendrés se montent à un peu moins de 500'000 francs pour la Ville de Neuchâtel et à 750'000 pour le Canton. Si MAE coûte cher, le projet pourrait aussi ramener des recettes fiscales supplémentaires. Il permet à des parents de reprendre une activité professionnelle ou d’augmenter leur temps de travail, comme le relève Frédéric Mairy, conseiller d’Etat en charge du Département de la santé, de la jeunesse et des sports (DSJS).
Frédéric Mairy : « Quand on parle d’accueil extrafamilial, il ne faut pas seulement regarder les charges, mais aussi les revenus. »
Le projet MAE prend en charge l’enfant à la journée. Les enseignants et les éducateurs des structures d’accueil parascolaire ont dû apprendre à travailler ensemble, ce qui n’était pas gagné, comme l’explique Michael Dey, co-chef du projet MAE et enseignant. La donne est en train de bouger. Les enseignants se rendent compte qu’ils peuvent faire facilement appel à des éducateurs en classe pour des projets spécifiques. /sma









