Journée syndicale : les enseignants toujours préoccupés

Plus de 350 enseignants se sont réunis ce mercredi à l’occasion de leur journée syndicale entre ...
Journée syndicale : les enseignants toujours préoccupés

Plus de 350 enseignants se sont réunis ce mercredi à l’occasion de leur journée syndicale entre La Chaux-de-Fonds et le Landeron. Même si la profession sort doucement des difficultés liées aux années Covid de nouvelles problématiques arrivent sur la table.

Les enseignants sont notamment préoccupés par les élèves difficiles de plus en plus nombreux dans les classes. (Photo libre de droits) Les enseignants sont notamment préoccupés par les élèves difficiles de plus en plus nombreux dans les classes. (Photo libre de droits)

Les enseignants préoccupés par les enfants difficiles. Plus de 200 d'entre eux se sont réunis à la Maison du Peuple de La Chaux-de-Fonds. Ils étaient également plus de 160 au Collège des Deux-Thielles au Landeron ce mercredi dans le cadre de la journée syndicale des enseignants. Cette dernière est organisée par le Syndicat Suisse des services publics (SSP) et le Syndicat Autonome des Enseignants Neuchâtelois (SAEN). L’affluence à cet évènement est grandissante. « Nous sommes normalement autour des 140, cette année nous sommes environ 160 », se réjouit Pierre-Alain Porret, président du SAEN. Même constat du côté du SSP qui estime que cette augmentation traduit une volonté de mobilisation face aux défis à venir.

Les discussions du jour au SSP portaient principalement sur les moyens de revalorisation la profession, notamment pour les enseignants de 1re et 2e année qui ont un des salaires les plus bas de Suisse, selon syndicat. « La pénurie des enseignants est une problématique qui nous inquiète », ajoute la co-présidente du SSP, Odile Rusca. Autre sujet au programme, le projet de maturité gymnasiale en quatre ans. Outre les impacts sur les élèves, les conditions de travail proposées aux enseignants inquiètent également le syndicat :

Odile Rusca : « Cela veut aussi dire des effectifs différents ».


Élèves difficiles et journée à l’école

Dans les rangs du SAEN, les membres ont fait part de leurs inquiétudes concernant l’augmentation des élèves compliqués, notamment chez les plus jeunes. « Ces élèves ne présentent pas de pathologie du style TDA ou TSA, donc il est compliqué de savoir comment les prendre en charges », explique Pierre-Alain Porret. Pour faire face à ce problème, les enseignants proposent la mise en place de solution de co-enseignement. C’est-à-dire que des éducateurs accompagnent les professeurs dans leur classe deux à trois demi-journées pour s’occuper des cas difficiles. « C’est une solution, mais elle demande davantage de moyens humains et financiers que nous n’avons pour le moment pas », précise encore le président.

Finalement, le projet MAE a également été évoqué par le SAEN. Les enseignants s’inquiètent du manque d’infrastructure actuellement disponible pour les pauses de midi des élèves. « Beaucoup d’écoles à Neuchâtel manque d’un véritable endroit pour la pause de midi qui permet aux élèves de réellement se reposer », déplore Pierre-Alain Porret. Et d’ajouter que la Ville de Neuchâtel est consciente de ce problème et fait au mieux pour proposer des solutions. La Conseillère communale Nicole Baur était d’ailleurs présente pour entendre les enseignants. « Nous rencontrons souvent les autorités et nous avons un partenariat fort avec elles », se réjouit le président.

Ainsi les enseignants neuchâtelois sont globalement toujours inquiets quant à l’avenir de leur profession et leur condition de travail. « On nous demande de faire toujours plus, les charges de travail sont en constantes augmentations », termine Pierre-Alain Porret. /crb


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