Le Conseil d’Etat fribourgeois confirme le maintien de la commune de Gletterens sous administration pour une durée « indéterminée. » En conséquence, les élections prévues en mars prochain, dans le cadre du renouvellement intégral des autorités communales du canton, sont annulées.
Le Conseil d’État fribourgeois a décidé de maintenir la commune de Gletterens sous administration pour une durée indéterminée, entraînant l’annulation des élections communales prévues en mars prochain dans le cadre du renouvellement général des autorités du canton.
Malgré les progrès constatés, la situation ne permet pas d’envisager un retour à une gestion « ordinaire » avant la fin de l’année prochaine, « au plus tôt », a indiqué mercredi l'exécutif cantonal. La commune des bords du lac de Neuchâtel est placée sous administration exceptionnelle depuis le 24 juin 2024.
Le Conseil d’Etat a pris connaissance du rapport de la commission administrative chargée de la gestion de Gletterens, ainsi que de la prise de position du préfet de la Broye Nicolas Kilchoer à ce sujet. Selon les deux autorités, précise le communiqué, il n'y a pas lieu pour l'heure d'envisager la levée de la mesure.
Consolider les acquis
Conformément aux dispositions de l’arrêté de juin 2024 qui soumettait la commune de Gletterens à l’administration « exceptionnelle », la commission administrative chargée de sa gestion a transmis au préfet de la Broye un rapport de suivi début octobre. La décision gouvernementale se fonde sur ce dernier.
Il s'agit désormais « de consolider les acquis et d’accompagner la future équipe communale durant une phase transitoire », estime à ce stade le Conseil d'Etat dans son analyse. Pour mémoire, la gestion est confiée à une commission administrative de trois personnes externes à la commune.
De multiples refus
A l'époque, la mesure était la conséquence des refus systématiques des comptes et budgets de la commune depuis décembre 2022. L’Assemblée communale avait en effet refusé à trois reprises le budget 2023 présenté par le Conseil communal, ainsi que les comptes 2022, puis à nouveau à deux reprises le budget 2024.
Les correctifs apportés par le Conseil communal, suite au rapport d’une fiduciaire mandatée par le préfet de la Broye, n’avaient pas suffi à rétablir un lien de confiance entre l’exécutif et le législatif locaux. Une situation à même de mettre en péril sa bonne administration, rappelle le gouvernement. /ATS









