Le théâtre de la ville de Neuchâtel a été inauguré en novembre 2000 au centre-ville. Pour voir le jour, le Passage a bénéficié du soutien de 15 communes. L’institution célèbre cet anniversaire tout le week-end.
C’est week-end de fête pour le Théâtre du Passage. L’institution fête ses 25 ans cette année avec divers spectacles prévus à Neuchâtel. Inauguré en 2000, le Passage aura permis de redonner un grand théâtre à la capitale cantonale. En 1990, constatation est faite que l’ancien théâtre ne peut plus être rénové, alors qu’un autre projet est enterré par la population : le « Tatou ». Celui-ci était prévu à l’est du Jardin anglais, à la place de l’actuelle Rotonde, pour un coût total de 40 millions de francs. L’aval donné par le Conseil général est combattu par référendum et le refus de la population renvoie le projet à la case départ.
Alors conseiller communal de la Ville de Neuchâtel, Blaise Duport reprend le dossier. Intéressé par la culture, il propose rapidement de créer un syndicat intercommunal, comme cela avait été le cas pour les patinoires du Littoral. « L’idée était d’associer les communes dès le départ, au niveau du concours déjà, du jury, et de répartir les charges de fonctionnement et de construction », précise Blaise Duport. La mayonnaise prend, 15 communes collaborent. Ensemble, elles lancent le projet devisé à 25 millions de francs qui aboutira finalement au Théâtre du Passage.
Blaise Duport : « Après plusieurs échecs au cours des siècles, c’était le bon moment. »
Le lieu est alors décidé au centre-ville de Neuchâtel et l’architecte conservera la devanture de l’ancien bâtiment comme porte d’entrée de l’institution. Un théâtre « discret non pas par souhait, mais par obligation », précise Blaise Duport. L’ancien conseiller communal rappelle que la fonctionnalité de l’institution était alors plus importante que son visuel.
« On ne voulait pas un objet visible comme certains théâtres en Suisse. »
Selon Blaise Duport, le projet n’a pas sollicité d’opposition, même si un groupe politique s’était abstenu de voter au Conseil général de la Ville de Neuchâtel. L’ancien conseiller communal souligne que « tout le monde est toujours convaincu, mais personne ne veut jamais payer ». Selon lui, la présence de la culture à Neuchâtel était déjà forte au début des années 2000. « Et ce n’est pas le Passage qui l’a diminuée, au contraire il l’a encore augmentée. »
« La vie culturelle a toujours été assez animée avec la Case à chocs, le Centre d’art contemporain et les musées, très actifs dans les présentations. »
Et 25 ans après, la fierté se lit encore dans les yeux de Blaise Duport. Convaincu de ce projet de théâtre depuis le début, l’ancien conseiller communal est heureux « de cette réussite collective ». Et également d’avoir engagé Robert Bouvier comme directeur en 2000, qui « s’est battu pour proposer 40 spectacles par années au lieu des 10 qui étaient prévus. »
« Je dis que c’est mon plus beau dossier politique de ma carrière. »
Le programme des festivités des 25 ans du Théâtre du Passage est riche, ces 1 et 2 novembre à Neuchâtel. À noter le retour de l’ancien directeur Robert Bouvier pour un spectacle anecdotique de sa vie professionnelle, ou le passage d’Optraken, cinq acrobates invités à « casser la baraque ». /swe









