En Suisse, une personne sur cinq vit avec un handicap, et dans 80% des cas, il s’agit d’un handicap invisible, c’est-à-dire qu’il n’est pas apparent au premier regard, même s’il a un impact important sur le quotidien.
Mercredi se tient au stade de la Maladière à Neuchâtel la toute première journée en faveur des handicaps invisibles. Diverses organisations concernées sont représentées. L’occasion d’échanger des expériences, de parler publiquement de ces conditions trop souvent méconnues, mais également de constituer l’Association neuchâteloise du handicap invisible. Celle-ci sera chargée de sensibiliser le public et le monde politique et économique à cette réalité. À la connaissance de ses fondateurs, cette institution est unique en Suisse, même si cette réalité est mieux reconnue sur le plan international.
Présent lors de cet événement, le directeur général de la Fondation Les Perce-Neige, Vincent Martinez, rappelle que « le fait d’être invisible ne rend pas service aux gens qui ont un handicap invisible, simplement parce qu’on ne fait rien pour eux ». Il relève que ces personnes sont nombreuses à être dans le premier marché du travail ou pourraient l’être facilement moyennant « quelques améliorations ou quelques compétences supplémentaires dans les entreprises. »
Vincent Martinez : « On souhaite rendre visible l’invisible. »
Parmi les personnes concernées, on trouve des situations très diverses. Des troubles psychiques (dépression, trouble bipolaire, schizophrénie), neurologiques (lésions cérébrales, migraines, épilepsie), sensoriels (déficience visuelle ou auditive), cognitifs (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), spectre autistique, troubles « dys » (dyslexie, dyspraxie, dysphasie). Pour Vincent Martinez, ces personnes ont en commun des situations de fatigue ou de surmenage, mais aussi le fait de se sentir isolées du reste de la société.
« Ce qu’elles peuvent partager, c’est le fait de se sentir incomprises. »
Le tournesol est le symbole international des handicaps invisibles. Présent sous forme de symbole, badge ou pin’s, il peut signaler à autrui que l’on souffre d’une telle condition, sans avoir à révéler la nature du handicap, qui reste du domaine privé. /jhi









