Ce sont des mélodies qui donnent envie de prendre l’air : la fanfare l’Harmonie de Môtiers interprète la musique du film « Jonathan Livingston, le goéland ». Nous nous sommes glissés à une répétition avant le ciné-concert prévu mi-novembre.
L’Harmonie de Môtiers prend les airs. En compagnie de l’ensemble vocal Bleu comme la lune, la fanfare propose un ciné-concert au Colisée de Couvet. Le cinéma accueille les 15 et 16 novembre trois représentations du film « Jonathan Livingston, le goéland », porté par la musique de Neil Diamond. Un défi de taille.
Ce n’est pas une première pour la salle vallonnière : il y a deux ans, un court-métrage avait déjà été interprété. « L’expérience nous avait tellement séduit que nous avons décidé de la reconduire », explique la présidente du cinéma, Patricia Rosselet Pianaro. Après avoir choisi le film et s’être entouré d’acteurs culturels, c’est Steve Muriset qui a réalisé les arrangements musicaux. Et cet été, l’Harmonie a commencé les répétitions sous la direction d’Enrico Zapparrata. Pour Patricia Rosselet Pianaro, l’émotion a tout de suite été au rendez-vous : « Initialement j’avais quelques doutes. Et quand j’ai pu écouter les musiciens pour la première fois, j’ai été très touchée ».
« J’ai eu une petite larme » confie Patricia Rosselet Pianaro :
Tous les musiciens de l’Harmonie et l’ensemble vocal Bleu comme la lune prendront place sur la scène du cinéma. Placer ces 36 personnes « est un défi en soit », explique Bertrand Stoller, responsable de l’exploitation du cinéma de Couvet. Mais au-delà de ce challenge, il y voit aussi un aboutissement : « C’est une chance de pouvoir travailler avec des personnes comme Steve Muriset ou Enrico Zapparrata. On a des gens qui nous portent. Mais c’est aussi l’aboutissement de nombreuses années de travail : ce projet ne serait pas possible si de gros travaux de rénovation du cinéma n’avaient pas été menés grâce au soutien de la population ».
« C’est un aboutissement » témoigne Bertrand Stoller :
Autre défi, artistique cette fois : interpréter l’œuvre de Neil Diamond. Directeur de l’Harmonie de Môtiers depuis plus de dix ans, Enrico Zapparrata concède avoir dû se « connecter tout de suite avec le style de ce compositeur très célèbre. La musique a un rôle central dans le film car il n’y a pas beaucoup de dialogues. Et on peut dire que la musique est une sorte de commentaire poétique du film ».
Reportage aux côtés du directeur de l’Harmonie, Enrico Zapparrata :
Le ciné-concert « Jonathan Livingston, le goéland » est joué les 15 et 16 novembre. La billetterie ouvre lundi 3 sur le site internet du Colisée de Couvet. /aju









