« Faites-nous rire » : Quand Lord Betterave joue les gardiens du temps

Chaque mercredi, nos humoristes prennent le contrôle de « La Matinale » à 7h45.
« Faites-nous rire » : Quand Lord Betterave joue les gardiens du temps

Chaque mercredi, nos humoristes prennent le contrôle de « La Matinale » à 7h45.

Lord Betterave est toujours à l’heure, même sans montre, dans « La Matinale ». Lord Betterave est toujours à l’heure, même sans montre, dans « La Matinale ».

Chaque année, l’industrie horlogère neuchâteloise — qui emploie près de 20’000 personnes dans le canton et génère plus de 20 milliards de francs d’exportations à l’échelle nationale — voit son image menacée par le fléau des contrefaçons. Ces « fausses montres », souvent importées d’Asie, imitent les grandes marques locales, mais sans le savoir-faire, ni le tic-tac du prestige. Résultat : 7’500 exemplaires illégaux ont fini broyés, histoire de rappeler que l’exactitude suisse, elle, ne se copie pas. Une décision saluée par les professionnels, mais moquée par Lord Betterave, qui imagine déjà « des montres menteuses » annonçant pas la bonne heure, au moment où il suffirait de les remonter, plutôt que de les détruire.

Derrière la vanne, un vrai sujet : la contrefaçon coûte cher. On estime qu’elle menace près de 2’500 emplois par an dans la branche horlogère. Pourtant, Betterave le dit à sa manière : la montre de luxe reste surtout un symbole, parfois plus social que pratique. « Si t’achètes une montre à 50’000 francs pour montrer que t’es riche, t’as juste 50’000 francs de moins sur ton compte. »

Un raisonnement imparable — et typiquement neuchâtelois (alors que Lord Betterave est fribourgeois), où l’on cultive avec fierté l’autodérision du patrimoine local. Parce qu’ici, qu’on ait une Rolex ou non, on préfère être à l’heure pour l’apéro.

Lord Betterave dans « La Matinale » :

La semaine prochaine, on joue avec les mots avec Eric Constantin. Rendez-vous mercredi à 7h45, dans « La Matinale ». /rde


 

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