L’événement a lieu ce vendredi et samedi au FabLab, à la Maison du peuple, au Club 44 et au Cifom. On y parlera un peu, mais on agira surtout. Car pour les organisateurs, rafistoler les objets, c’est aussi un peu « réparer nos liens ».
La Chaux-de-Fonds accueille ce vendredi et samedi le premier festival low-tech de Suisse. Ateliers, stands, conférences, films, concerts et tables rondes sont au programme dans quatre lieux voisins : le FabLab, la Maison du peuple, le Club 44 et le Cifom. Les organisateurs attendent un millier de participants à cette première édition. Ce Low-Tech Festilab (informations et inscriptions ici) est soutenu par le programme « Vivre ensemble » du plan climat cantonal. Le budget de la manifestation est de 25'000 francs et les entrées sont à prix libre.
Le festival se veut surtout proche des gens. « Le FabLab n’est ni une institution, ni une université, ni une entreprise. On est là pour le public. Pour faire des choses et les faire faire aux gens », explique Mélanie Thomas, présidente du FabLab et coorganisatrice du festival. « Dans les ateliers, on va découvrir comment faire pousser des pleurotes chez soi, comment fabriquer des porte-monnaie en bâche sans couture, des mini-fours solaires, tailler des cuillères avec du bois brut, découvrir des vélos-sonos où pédaler permet de produire du son », détaille la responsable.
Mélanie Thomas : « Le FabLab se veut proche du public. On fait des choses et on fait faire des choses aux gens. »
« Comment faire moins avec mieux » : c’est le titre de la conférence de l’un des invités, le Français Corentin de Chatelperron, qui « a fait le tour du monde en voilier pour découvrir des solutions techniques astucieuses partout dans le monde », raconte Mélanie Thomas. « Il a lancé d’autres expériences, comme être en autonomie pendant six mois dans le désert mexicain, ou quasiment un an dans un petit appartement parisien en utilisant que des solutions low-tech. »
Un conférencier « explorateur, qui a fait le tour du monde en voilier pour découvrir des solutions techniques astucieuses. »
Pour les organisateurs, utiliser la low-tech, c’est non seulement rafistoler des objets, mais aussi « réparer nos liens. » « Faire tout seul dans notre coin, c’est un peu le survivalisme. La low-tech, c’est un projet de société, ça nécessite des échanges », précise Mélanie Thomas.
« La low-tech, ce n'est pas du survivalisme, c'est un projet de société. »
Le premier Low-Tech Festilab a lieu ce vendredi dès 16h30 et samedi dès 10 heures. L'événement se prépare depuis un an. Le comité organisateur, composé d'une dizaine de personnes, y a travaillé bénévolement. /vco









