L’institution biennoise a mandaté vendredi un centre de recyclage pour éliminer 1,5 tonnes de fausses montres. Une opération spectaculaire pour rappeler l’ampleur d’un fléau qui coûte de nombreux emplois à l’industrie en Suisse.
C’est une opération de destruction d’envergure qui s’est tenue ce vendredi à Köniz près de Berne. La Fédération horlogère (FH) a mandaté le centre de recyclage Thommen pour éliminer 7'500 montres contrefaites pour un total de 1,5 tonne. Cela représente cinq ans de saisies en Suisse par les douanes.
Notre reportage sur place :
Recycler plutôt que brûler
« Après le broyage, nous trions les métaux et les réintroduisons dans le circuit », explique Luca Tummarello, commercial de Thommen AG. Une démarche saluée par la FH : « Il était essentiel de détruire ces produits dans les règles de l’art et avec un souci environnemental », ajoute Carole Aubert, cheffe de la division juridique.
Un message clair
Derrière ce geste symbolique, la FH veut frapper les esprits. « Acheter de la contrefaçon, c’est porter atteinte à l’emploi, à l’innovation et à l’environnement », souligne encore Carole Aubert. En Suisse, environ 2’500 emplois du secteur horloger-bijoutier disparaissent chaque année à cause de ce phénomène.
La contrefaçon se propage avec le boom du commerce en ligne : chaque jour, 12 millions de colis quittent la Chine vers l’Union européenne. Et les montres restent la cible principale : elles représentent près de 80% des contrefaçons suisses. /ddc









