Les oiseaux migrateurs, des sportifs d’endurance

La Journée européenne des oiseaux migrateurs Eurobirdwatch a lieu ce weekend, notamment dans ...
Les oiseaux migrateurs, des sportifs d’endurance

La Journée européenne des oiseaux migrateurs Eurobirdwatch a lieu ce weekend, notamment dans la région. L’occasion d’en apprendre beaucoup sur le mécanisme fascinant de la migration des oiseaux.

La nette rousse, un oiseau qu’on voit de nos régions, mais qui fait parfois un long voyage avant d’arriver sur nos lacs. (Photo libre de droits : illustration.) La nette rousse, un oiseau qu’on voit de nos régions, mais qui fait parfois un long voyage avant d’arriver sur nos lacs. (Photo libre de droits : illustration.)

S’émerveiller des oiseaux et de leurs performances en pleine période de migrations : c’est ce qui est possible ce weekend dans le cadre de la Journée européenne des oiseaux migrateurs Eurobirdwatch. Un événement annuel qui se tient dans une trentaine de pays européens ainsi qu’une cinquantaine de points d’observation en Suisse. Le principe est simple : le grand public est invité à observer les oiseaux et à profiter des explications des spécialistes. Au centre-nature Birdlife de La Sauge, des activités et excursions sont prévues dimanche entre 9h et 18 heures.

En direct dans la Matinale, François Turrian, directeur romand chez Birdlife Suisse, en a profité pour comparer les oiseaux à des sportifs d’endurance. « Ils sont capables de voler au-dessus des terres et des mers et d’accomplir des trajets de milliers et parfois de dizaines de milliers de kilomètres au-dessus de la planète ».

François Turrian : « On peut dire que ce sont des super-héros. »

Par ailleurs, les oiseaux migrateurs sont victimes de l’urgence climatique. Les modifications du climat perturbent le calendrier des migrations. Certaines espèces ont tendance également à s’aventurer plus au nord ou à s’envoler plus en altitude, ce qui peut bouleverser la cohabitation entre les espèces. « Pour beaucoup d’oiseaux c’est un réel défi », explique François Turrian. « Au printemps lorsqu’ils rentrent nicher il faut que leur cycle de migration soit coordonné avec celui des insectes qui constituent l’essentiel de la nourriture des petits oiseaux », or, « souvent on a un décalage entre le pic du retour des oiseaux et celui des insectes ».

Par ailleurs, François Turrian constate que « la Suisse est le mauvais élève en matière de protection de la biodiversité » et que les lieux naturels où les migrateurs peuvent se poser manquent. Conseil si vous avez un jardin : plantez du sureau, véritable station-service pour oiseaux ! /jhi


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