Le clocher du temple de La Chaux-du-Milieu va être rénové pour la première fois depuis plus de cinquante ans. Mais la Commune doit jongler avec plusieurs contraintes avant le lancement du chantier prévu en 2026.
À La Chaux-du-Milieu, le clocher du temple se prépare à un important chantier. Son bulbe en forme de tulipe est recouvert de tavillons, ces planchettes de bois qui protègent la charpente des intempéries. La dernière réfection date de 1972.
Conseiller communal à La Chaux-du-Milieu, Jean-Denis Siegenthaler est responsable du dossier : « C’est déjà magnifique que le toit ait pu durer jusqu’à présent. Mais actuellement, on est dans une situation où la couverture est très dégradée. Il faut la remettre à neuf pour faire durer le bâtiment », explique-t-il.
Chauves-souris et martinets dans le clocher
L’évaluation menée par la commune a révélé que la charpente devait aussi être reprise. « Quelques pièces demandent à être remplacées au niveau de la charpente, dont des poutres », détaille Jean-Denis Siegenthaler. L’installation d’un échafaudage permettra par la même occasion de nettoyer la façade en pierre et réviser l’horloge.
La fabrication des tavillons impose un calendrier particulier. Le tavillonneur doit couper les arbres à une lune particulière, choisir des sapins qui n’ont pas de nœuds, puis façonner les tavillons. « C’est un travail manuel qui prend du temps, car les tavillons doivent être secs avant la pose », précise Jean-Denis Siegenthaler.
À cela s’ajoute la présence d’espèces qui nichent désormais dans le clocher : « Le bâtiment est habité par des chauves-souris et des martinets et on ne peut pas se permettre de faire les travaux pendant la période de nidification. » La commune doit donc attendre leur envol, ce qui reporte les travaux à septembre 2026.
Jean-Denis Siegenthaler : « Le tavillonnage, c’est un travail manuel qui prend du temps. »
125'000 francs à trouver
Une enquête publique s’est terminée ce lundi 29 septembre. La commune n’a reçu aucune opposition, ce qui permet au projet de suivre son cours. Reste la question du financement. « Les offres qu’on a actuellement nous portent à peu près à 125'000 francs », explique Jean-Denis Siegenthaler. Un vrai défi pour la commune, qui n’a pas encore réuni les fonds : « Toute aide serait la bienvenue. On est dans une situation relativement tendue au niveau financier », confie le conseiller communal.
En attendant, le clocher est recouvert d’une bâche de protection : « On a décidé de protéger le bâtiment pour qu’il ne se dégrade pas davantage, jusqu’à ce qu’on soit capable d’entreprendre les travaux. » /lph









