Cadar, 50 ans auprès des commerces indépendants

Cadar fête son demi-siècle cette année. L’entreprise est bien implantée au Val-de-Travers, ...
Cadar, 50 ans auprès des commerces indépendants

Cadar fête son demi-siècle cette année. L’entreprise est bien implantée au Val-de-Travers, et son équipe dirigeante espère continuer à favoriser le côté social des épiceries en Suisse.

Le dépôt de Cadar à Fleurier est rempli afin de répondre au vite aux commandes des clients. Le dépôt de Cadar à Fleurier est rempli afin de répondre au vite aux commandes des clients.

Voilà 50 ans que Cadar a vu le jour. L’aventure a commencé à Echallens, mais depuis 2005, c’est à Fleurier que le grossiste s’épanouit. Un lieu qui réussit bien à Cadar, puisque c’est ici que l’entreprise a connu deux agrandissements de son dépôt en 2007 puis en 2012. Aujourd’hui, le concept continue de plaire puisque 650 commerçants indépendants sont partenaires.

Cet anniversaire, Cadar l’a notamment fêté lors d’un événement privé au début du mois dans ses locaux au Val-de-Travers. L’occasion de revenir sur le côté familial de l’entreprise, toujours très présent selon son directeur depuis 2021, Philippe Gremion : « Tant à l’interne qu’à l’externe, le mot magique c’est la proximité. » Ce dépôt de 4000 m2 est souvent considéré comme « délocalisé » puisque loin des axes routiers. Mais pourtant, les fournisseurs ne se sont jamais plaints du déplacement jusqu’à Fleurier. « C’est un faux problème » rappelle Phillipe Gremion. « Les gens connaissent aussi la difficulté de rouler en Suisse. Faites un Berne-Zurich à n’importe quelle heure en journée la semaine, vous perdez des heures. Alors qu’un camion perd peu de temps pour venir à Fleurier. »

Philippe Gremion : « Finalement, la prochaine autoroute est à 20 minutes d’ici. »

Cadar a rejoint le groupe fenaco en 2017, mais cela n’a que peu changé son fonctionnement. En place depuis 2013, le système « mafée », a continué de fonctionner. Il permet d’accompagner des commerçants indépendants lors du lancement de leur propre magasin, en bénéficiant d’un peu d’aide dans le domaine du marketing par exemple.


La gestion des stocks avant de penser à agrandir

Un des défis principaux de Cadar actuellement, c’est de pouvoir livrer ses clients rapidement avec des commandes complètes. Il faut tout avoir à disposition à Fleurier, et « la maison est bien pleine » souligne Philippe Gremion. Pour l’instant, pas question d’agrandir, mais plutôt « d’avoir le courage, quand on a de la marchandise qui ne tourne peu ou pas, de l’éliminer pour la remplacer par de la marchandise qui se vend mieux. » A noter que rien n’est jeté si le produit est périmé, Cadar le donne alors à des associations qui travaillent avec des personnes dans le besoin.

« Forcément avec l’arrivée d’un client relativement important, les stocks se sont remplis et la place devient plus rare. »

Philippe Gremion au coeur des stocks de Cadar à Fleurier. Philippe Gremion au coeur des stocks de Cadar à Fleurier.

Selon le directeur Philippe Gremion, le métier de grossiste n’a pas beaucoup changé, entre 1975 et 2025. C’est surtout dans le secteur de l’informatique que les développements sont les plus importants : les commandes par fax ont été remplacées par une application. Dans le dépôt aussi, les employés bénéficient d’aide informatique lors de la réalisation des commandes, notamment pour que les produits lourds soient chargés en premier.

« Il faut vivre avec son temps. »

Pour la suite, Cadar devra continuer à surveiller de près son stock afin de ne pas se retrouver à l’étroit dans son dépôt à Fleurier. Philippe Gremion souhaite aussi continuer de soutenir les commerces de proximité, afin de garder « ce cœur qui bat » dans les régions campagnardes et rurales. /swe


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