La Ville souhaite aménager ce lieu « caché » à la rue du Progrès 68, trésor patrimonial brut et insolite, et y accoler un centre d’interprétation du patrimoine horloger, afin d’en faire davantage profiter le public. Le Conseil général doit se prononcer.
La Chaux-de-Fonds veut mettre en valeur l’Atelier oublié. C’est un petit trésor du patrimoine horloger découvert en 2011 à la rue du Progrès 68. La famille Magnin-Jacot y a fabriqué des pièces et des outils pour l’horlogerie et ses branches annexes pendant près d’un siècle. Un endroit laissé dans son jus, peuplé de milliers d’objets, qui sent l’huile et les machines. Un lieu exigu resté plutôt confidentiel. Mais l’idée est d’en ouvrir plus largement les portes au public pour Capitale culturelle suisse 2027 (lcdf27) et au-delà, et d’installer un centre d’interprétation du patrimoine horloger dans l’appartement d’à côté. Des visites soit « individuelles, par groupes de sept à huit personnes au maximum », soit « guidées » seront organisées. « Ce lieu se concevra comme une plongée dans un microcosme, l’histoire singulière d’une famille. Et dans les années à venir, nous souhaitons réfléchir à la mise en valeur d’autres lieux patrimoniaux un peu cachés comme celui-ci » explique Sylvie Pipoz, déléguée à la valorisation du patrimoine de la Ville de La Chaux-de-Fonds. Elle ajoute que « l’objectif est de toucher le moins possible à l’intérieur de l’atelier, si ce n’est la mise aux normes des installations électriques ».
Sylvie Pipoz : « C'est comme une plongée dans un microcosme, l'histoire singulière d'une famille. »
Le Conseil général de La Chaux-de-Fonds se prononcera jeudi 2 octobre sur un crédit de 765'000 francs pour la mise en lumière de cet Atelier oublié, dont environ un demi-million de francs à la charge de la Ville. L’objectif est que tout soit prêt pour le début de lcdf27. /vco









