La Bilac fait des vagues au-delà des frontières suisses

Près de 500 rameurs se sont lancés samedi sur les 29 kilomètres de la Bilac, entre Neuchâtel ...
La Bilac fait des vagues au-delà des frontières suisses

Près de 500 rameurs se sont lancés samedi sur les 29 kilomètres de la Bilac, entre Neuchâtel et Bienne. La régate franchit cette année un nouveau cap en accueillant des équipages étrangers.

Chaque année, comme ici en 2024, plusieurs centaines de participants relient Neuchâtel à Bienne à la seule force de leurs bras. (photo : bilac.ch) Chaque année, comme ici en 2024, plusieurs centaines de participants relient Neuchâtel à Bienne à la seule force de leurs bras. (photo : bilac.ch)

Ce n’est pas une course comme les autres. Plus longue qu’une régate classique, la Bilac est un savant mélange entre effort soutenu et convivialité, le tout dans le décor unique des lacs et canaux de la région. Si l’événement s’est imposé comme un rendez-vous sportif incontournable en Suisse, il attire désormais des passionnés de la rame, bien au-delà des frontières grâce à une communication accrue et à la réputation d’une ambiance unique.


Une tradition bien ancrée

Depuis 2002, la Bilac n’a quasiment jamais manqué un rendez-vous. « On a dû annuler uniquement la toute première édition à cause de la météo », rappelle Christian Thiel, responsable médias pour la Bilac. La ténacité des organisateurs et un parcours de repli en cas de mauvais temps ont permis au fil des ans et des éditions à la régate de s’installer durablement dans le calendrier. Mais plus que tout, c’est par son esprit que la manifestation semble avant tout séduire. Oubliez la course élitiste, tout comme la simple petite balade du dimanche. La Bilac est un défi où chaque participant rame pour se dépasser mais tout en arborant un large sourire. « Ceux qui viennent chaque année veulent faire mieux que l'année précédente, voire être plus rapides que le collègue du club d'à côté, mais tout le monde le fait vraiment avec le sourire sur le visage, en se faisant plaisir. », insiste encore l’organisateur.

 Les gens sont toujours très impressionnés avec quelle vitesse, avec quelle rapidité ces bateaux se déplacent.

Des rames venues de loin

Au chapitre des nouveautés, on notera que la Bilac franchit cette année un nouveau cap avec la présence de clubs britanniques, néerlandais, italiens et allemands parmi les participants. Un engouement qui doit beaucoup aux réseaux sociaux sur lesquels les images de la régate circulent désormais largement. Mais l’idée d’un long parcours de près de 30 kilomètres, inspiré de la Vogalonga vénitienne, attire, elle aussi. « On doit tenir, pas forcément en vitesse, mais surtout sur la durée et la distance », souligne encore Christian Thiel. À l’arrivée, une fois l’effort accompli, la fête reprend ses droits avec un repas sous une grande tente, une ambiance conviviale et des échanges entre passionnés. Comme quoi, même sur le terre ferme, une fois la traversée terminée, la Bilac reste fidèle à sa devise : « Rame et prends du plaisir. » Retrouvez les résultats et classements de cette édition 2025 ici. /rme


Christian Thiel : " C'est difficile de donner un profil type à nos participants "


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