Maîtriser son alimentation en fruits et légumes toute l’année en s’affranchissant des produits disponibles dans le commerce : depuis trois ans, c’est le projet de la famille Casaubon à Môtiers.
Produire des fruits et des légumes de saison toute l’année en autonomie pour sa propre consommation, c’est l’objectif, à plus ou moins long terme, de la famille Casaubon, à Môtiers. Il y a bientôt quatre ans, lorsque Marilène et Vincent deviennent les heureux parents de Timothé, ils commencent à se poser des questions au sujet de leur alimentation. « A la naissance de notre fils, partant du constat qu’il n’est pas toujours évident de savoir exactement ce que l’on trouve dans les fruits et légumes disponibles sur le marché, en matière de pesticides notamment, nous avons voulu maîtriser ce qu’on lui donnait à manger », explique Vincent Casaubon.
Actifs professionnellement, pas vraiment passionnés de jardinage, ils cherchent une alternative au potager traditionnel et découvrent sur Internet les serres connectées et autonomes d’une entreprise française. Au prix d’environ 25'000 francs, ils acquièrent un modèle d’une vingtaine de mètres carrés capable, a priori, de produire jusqu’à 400 kilos de fruits et légumes par année. Ils l’équipent de trois bassins centraux remplis d’eau agrémentée de nutriments, qui fonctionnent en circuit fermé : les plants de fruits et légumes sont installés à la verticale dans une série de tours suspendues au-dessus des bassins et alimentées par un tuyau d’eau. Cinq bacs de permaculture ainsi que deux de production de spiruline complètent l’intérieur de la serre. Marilène Casaubon estime qu’entre 2 et 4 heures de travail hebdomadaire sont nécessaires à l’entretien de ce potager qui présente l’avantage d’y travailler debout.
Vincent Casaubon : « On ajoute les nutriments, engrais, calcium et compagnie dans l’eau. »
Pas encore autonomes
A l’extérieur de la serre, plusieurs installations permettent de tendre vers l’autonomie du système : l’eau de pluie des deux pans du toit est récoltée par deux citernes et un poêle à pellets permet de « tempérer la serre et de faire pousser les légumes en hiver. » Bien qu’une partie du toit soit recouverte de panneaux solaires reliés à une batterie, Vincent Casaubon précise que « la serre est quand même rattachée au réseau pour assurer les périodes creuses. »
« A terme, l’autonomie est un objectif, mais aujourd’hui la serre apporte un complément à ce que l’on peut trouver sur le marché. »
En trois ans d’utilisation, la famille Casaubon n’a pas encore atteint l’autonomie alimentaire souhaitée, mais la serre apporte un complément aux produits achetés dans le commerce. Pour la petite histoire, au cours de l’été 2024, la famille n’a pas acheté une seule tomate ni un seul concombre et en ce moment, le petit garçon de la famille peut encore cueillir et déguster des fraises tous les soirs. /aes










