Le Musée international d’horlogerie (MIH) honore ses lauréats jeudi soir, ceux du prix Gaïa 2025. Des prix qui récompensent des carrières exceptionnelles dans le monde horloger. Trois figures de la branche sont décorées par le MIH. L’Anglais Roger W. Smith dans la catégorie « Artisanat, création », l’Allemand Helmut Crott dans la catégorie « Histoire, Recherche » et Jean-Jacques Paolini, lauréat de la catégorie « Esprit d’entreprise ».
Jean-Jacques Paolini est né en 1947 à La Chaux-de-Fonds. Il a grandi dans un environnement entrepreneurial en dirigeant la manufacture familiale qui est passée en mains de Cartier, avant d’être promu directeur général industriel de Richemont en 1998 puis directeur général industriel pour Cartier en 2001. Aujourd’hui, ce prix Gaïa est un « immense honneur et une belle reconnaissance, de surcroît car il m’est remis dans ma ville de naissance » déclare le Chaux-de-fonnier lorsqu’on l’interroge. Jean-Jacques Paolini est aussi reconnu pour avoir développé une démarche de production qui s’apparente à une révolution dans le domaine, les délais courts : « Il s’agit de simplifier un mode de fabrication, connu mais appliqué seulement chez Toyota. C’est une production en ligne, opposée au flux poussé, qui adapte l’offre à la demande instable. »
Au fil de sa carrière, Jean-Jacques Paolini a géré jusqu’à 2'300 collaborateurs. Comment y parvient-on ? « Par la délégation, d’abord, aux personnes qui sont aptes à le faire. En ayant de la rigueur, de l’humanité. Et en contrôlant, toujours, avec amitié. Si vous avez un team qui marche, vous bouleversez l’ensemble des productions et des résultats. »
La remise du prix Gaïa, c’est jeudi soir à 18 heures au Musée internationale d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds. /aju









