Le sport et la culture sortent gagnants de la séance du Conseil général de Val-de-Ruz, lundi soir. Après moult discussions, le législatif a accepté de verser une subvention annuelle pour chaque membre de 4 à 20 ans des sociétés locales de Val-de-Ruz. Le montant de 100 francs initialement prévu a été ramené à 80 francs. Une réduction supplémentaire pour la location des infrastructures a aussi été consentie. Elle s’élève pour les jeunes à 50%.
C’est la réponse apportée par les autorités vaudruziennes à l’initiative populaire communale qui a abouti à l’automne 2024 et qui demandait la gratuité des installations sportives pour les jeunes. Le projet amendé du Conseil communal a été accepté par 28 voix pour et deux abstentions.
Les membres du législatif ont en revanche refusé la création d’une commission temporaire du Conseil général pour gérer l’avenir du football à Val-de-Ruz et les infrastructures extérieures du centre sportif des Geneveys-sur-Coffrane. Les élus estiment que cette commission doit être celle du Conseil communal. L’exécutif a compris le message et a promis de mettre cette structure en place dans les meilleurs délais.
Du côté du comité d’initiative, c’est évidemment un soulagement. Ses membres ont dû prendre leur mal en patience pour arriver à ce résultat.
Pierre-Emmanuel Buss, membre du comité d’initiative : « Les documents à l’appui du [premier] rapport étaient d’une qualité discutable. »
Le comité d’initiative va retirer son texte. Il n’y aura donc pas de votation populaire.
Ce compromis représente une véritable bouffée d’oxygène pour le FC Val-de-Ruz. « C’était une question de survie », précise Pierre-Emmanuel Buss qui est aussi membre du comité du club.
Tirs obligatoires
Avant de parler sport et culture, les membres du Conseil général de Val-de-Ruz ont débattu du bien-fondé de dépenser 170'000 francs pour l’achat de cibles électroniques. Selon le rapport présenté par le Conseil communal, cette subvention était indispensable pour répondre aux exigences de la Confédération en matière de tir obligatoire. Une formule du Département fédéral de la défense (DDPS) entrée en vigueur en 2022, permet aux collectivités publiques de calculer le nombre de cibles nécessaire pour répondre aux besoins. Elle se base sur différents paramètres. Les sociétés de tir doivent prévoir au minimum deux demi-journées de quatre heures par année pour le tir obligatoire. Ce laps de temps doit permettre à 16 tireurs d’accomplir leur devoir. Comme les communes doivent garantir de la place pour tous leurs conscrits, Val-de-Ruz est arrivé à la conclusion qu’il lui fallait un total de 16 cibles électroniques. Six avaient déjà été validée par le Conseil général en 2021. Il en manquait donc 10.
À l’heure des prises de parole, le conseiller général Vert’libéral Simon Monnard a exprimé son désaccord avec le calcul de l’exécutif. S’exprimant au nom du groupe Vert-Vert’libéral, il a souligné que les deux demi-journées annuelles prévues pour les tirs obligatoires n’étaient qu’un minimum. Et que moyennant quelques aménagements d’horaires entre les cinq sociétés de tir de la région, on pouvait s’en sortir avec les six cibles déjà en place.
Simon Monnard du groupe Vert-Vert’libéral : « Tous les groupes, hormis le nôtre, et toutes les commissions avaient dit oui de façon peut-être un peu naïve. »
Une interruption de séance plus tard, le Conseil communal a décidé de retirer le rapport et de le renvoyer en commission. /cwi









