Les vendanges se préparent. À Auvernier, certains vignerons ont même déjà commencé à récolter les précieuses grappes. C’est le cas notamment de la Maison Carrée, qui s’est mis en route ce jeudi matin. « On attaque avec le chardonnay, un cépage où on aime bien garder un peu d’acidité », détaille Alexandre Perrochet, vigneron-encaveur à la Maison Carrée.
Alexandre Perrochet : « On commence aujourd’hui. »
Le domaine de la Maison Carrée représente 10 hectares et demi, et emploie une trentaine de personnes, « on est 25 à couper le raisin et 5-6 à la cave », énumère le vigneron. Pour lui, l’année était magnifique pour le raisin, jusqu’à un certain point : « il y a une certaine quantité d’eau qui s’est abattue dans nos vignobles, on doit se mettre en route avant qu’il ne soit trop tard », souligne Alexandre Perrochet.
« La vigne est belle, mais c’est le moment de vendanger. »
Le vigneron-encaveur pourrait-il adapter ses cépages en fonction des conditions météorologiques futures ? C’est en réflexion : « avec les années 2022 et 2023 par exemple, on s’est dit qu’un jour on devra peut-être réfléchir à autre chose ». Mais, tout dépend des années, car il ajoute : « 2024 était plus fraiche et plus humide. On s’est dit que nos cépages avaient bien leur place chez nous. »
D’autres attendent encore quelques jours
Chez d’autres vignerons, comme la Cave et distillerie de la Ruelle, toujours à Auvernier, l’effervescence débutera lundi. « Étant donné qu’on a un plus petit domaine, on peut se permettre de vendanger plus tard », explique Daniel Beyeler, vigneron-encaveur. En effet, avec 2,5 hectares de vignes, la cave se situe dans la moyenne basse du canton.
Chez Daniel Beyeler, même son de cloche qu’à la Maison Carrée : « il y a trois semaines, on s’est dit que ça allait être l’année du siècle, au final on déchante un petit peu », mais pas de quoi s’inquiéter pour le vigneron : « ce ne sera pas une mauvaise année non plus, après trente ans de métier j’ai vu pire que ça ».
Daniel Beyeler : « Le risque, c’est la pourriture. »
Quant à la réflexion sur un autre type de cépage, Daniel Beyeler mise sur le classique : « il faut savoir que les gens sont attachés au cépage du cru. On ne peut pas leur imposer un autre cépage ». Mais des dispositions ont été prises pour s’adapter au climat : « ce qu’un a fait sur la vigne de Pinot noir, c’est qu’on a changé l’arrosage pour aller avec les sécheresses ».
« Les degrés ne sont pas si mal, on devrait faire une vendange dans la moyenne. »
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