Grandir à l’envers : c’est le titre du premier roman de Pierre Antoniotti. Né en 1980, ce Vallonnier a passé les vingt premières années de sa vie à Saint-Sulpice avant de déménager à Neuchâtel. Après plusieurs années de voyages et d’expatriation dans les pays d’Asie du Sud-Est suivis par un tour du monde de 28 mois qui l’a notamment conduit en Amérique du Sud. Il s’est récemment réinstallé au Val-de-Travers, à Môtiers.
D’abord employé de commerce, Pierre Antoniotti s’est reconverti professeur de français en langue étrangère afin de pouvoir travailler en Thaïlande, un pays dont il est « tombé amoureux » lors de son premier séjour sur place en 2014. « J’ai eu envie d’y retourner, d’y vivre. » Pourtant, malgré « l’impression que la vie là-bas est extraordinaire, car tout y semble beau, on se rend compte que le paradis n’existe pas. » Il s’agit d’ailleurs de l’un des thèmes de son roman, qui ne présente de loin « pas une carte postale de la Thaïlande et du Cambodge : mon livre raconte la vie, et la vie n’est pas toujours belle. Il s’agit d’un roman assez cru, qui aborde des thèmes graves comme le viol, le racisme, les dérives de l’expatriation ou encore la condition des femmes. »
Entre la Thaïlande, le Cambodge et la Suisse, le roman présente également des flash-back inspirés de l’enfance et de l’adolescence de son auteur. « Grand nostalgique », Pierre Antoniotti écrit au sujet de personnes qui l’ont inspiré, marqué. « Aucun des personnages n’existe vraiment, mais je me suis largement inspiré de plusieurs personnes que j’ai observées à travers les années durant mes séjours et dont les destins sont généralement assez tristes. »
Pierre Antoniotti: « J’ai fréquenté les lieux, les bars et les restaurants que je décris dans le livre. »
Un genre littéraire que Pierre Antoniotti qualifie de « trash-romantique », car son roman raconte aussi « une grande et belle histoire d’amour entre deux personnes qui ne se sont pas revues depuis longtemps. »
« On ne s’était pas revus depuis vingt ans et une nuit, j’ai rêvé d’elle. On ne s’est plus quittés depuis lors. »
Rédigé par bribes durant un tour du monde aux côtés de sa compagne, en partie sur son téléphone portable, par le biais de notes écrites et audio, Grandir à l’envers porte un message d’espoir : « la vie n’est pas facile, mais elle peut être belle. Si le paradis n’existe pas, l’amour, lui, existe. »
« Je trouve l’inspiration en me promenant, que ce soit en Amazonie ou en-dessus de Môtiers. »
Publié au mois de mai aux éditions 5 Sens, à Genève, Grandir à l’envers est notamment disponible auprès de la librairie Payot. /aes









