Le père accusé d'avoir emmené illégalement ses deux jumeaux en octobre 2022 depuis La Chaux-de-Fonds (NE) reste sous mandat d'arrêt international. Le Tribunal fédéral rejette son recours ainsi que celui d'un de ses complices.
Accompagnés de deux amis, l'homme s'était rendu à La Chaux-de-Fonds, au domicile de la mère des enfants. Ils étaient tombés sur la grand-mère qui s'était opposée en vain au départ des jumeaux avec leur père. Ce dernier a toujours contesté la version d'un enlèvement, affirmant que les enfants étaient montés de leur propre gré dans sa voiture.
Arrêté le lendemain à Pau, dans le sud-ouest de la France, le père a été rapidement relâché par la justice française. Il est rentré en Espagne, pays dont il détient la nationalité comme ses deux amis. Des mandats d'arrêt internationaux contre le trio ont été émis par le Ministère public neuchâtelois.
Dans deux arrêts publiés jeudi, le Tribunal fédéral rejette les demandes de levée des mandats d'arrêt déposées par le père et l'un de ses amis. Comme la justice neuchâteloise, il reconnaît que les deux hommes se sont présentés devant les autorités espagnoles dans le cadre de l'entraide judiciaire internationale.
Cependant, leur bonne volonté affichée ne permet pas d'affirmer qu'ils se rendraient en Suisse pour exécuter une peine privative de liberté s'ils étaient condamnés. En effet, les recourants n'ont pas d'attaches particulières avec notre pays. Enfin, la 2e Cour de droit pénal partage l'avis de l'instance précédente selon laquelle le mandat d'arrêt demeure proportionné dès lors que l'instruction arrive à son terme.
Ces arrêts s'inscrivent dans un conflit familial où les parents se disputent depuis des années la garde de leurs deux enfants. /ATS









