Invasion poétique à La Chaux-de-Fonds

Trois cents banderoles sont apparues sur les façades d’immeubles chaux-de-fonniers. Il s’agit ...
Invasion poétique à La Chaux-de-Fonds

Trois cents banderoles sont apparues sur les façades d’immeubles chaux-de-fonniers. Il s’agit du premier volet du projet artistique « Rêver pour de vrai ». Il se conclura en janvier 2027, dans le cadre de Capitale culturelle suisse.

Trois cents banderoles ornent les façades d'immeubles chaux-de-fonniers. Trois cents banderoles ornent les façades d'immeubles chaux-de-fonniers.

« De toute façon, quoi qu’on fasse, ça sera excluant », « Je prends de la place pour rien », ou encore « Notre silence fait-il le même bruit ? ». Trois cents phrases du même style, imprimées sur des banderoles de tissu blanc, sont apparues sur les façades d’immeubles chaux-de-fonniers mi-août.

Il s’agit du premier chapitre d’un projet en trois actes intitulé « Rêver pour de vrai ». C’est le travail de Manon Schwab et Max Havliček et de plusieurs dizaines d’autres personnes. Objectif : créer du lien entre les gens et un récit commun.

Max Havliček : « Aborder de manière assez douce l’utilisation de l’espace public pour de la créativité et pour du travail social. »

Le duo est en charge de la première carte blanche qui prendra ses quartiers en janvier 2027 aux anciens abattoirs de la Métropole horlogère, dans le cadre de La Chaux-de-Fonds Capitale culturelle suisse (lcdf27).

« On va récolter des rêves. »

Au travers du projet « Rêver pour de vrai », Manon Schwab et Max Havliček entendent mêler « la créativité, le social et la cohésion au travers d’un récit commun ».

Les phrases qui ornent les façades chaux-de-fonnières ne doivent rien au hasard. Les deux protagonistes ont travaillé avec plusieurs dizaines d’autres personnes. La population a été impliquée grâce à des ateliers participatifs qui se sont tenus dans différents quartiers de la ville et durant la Plage des Six Pompes.

Il s’agissait de trouver des phrases parfois poétiques, parfois absurdes, mais surtout qui suscitent la réflexion, le rire. En sont exclus les messages partisans, discriminants, et les mots qui pourraient heurter certaines sensibilités.

« On a eu plein de propositions, des supers et certaines (…) qui décrivaient des réalités un peu fades. »

Les banderoles resteront accrochées aux façades des immeubles jusqu’au 20 septembre. Elles seront ensuite restituées à Manon Schwab et Max Havliček qui les réutiliseront pour la suite du projet « Rêver pour de vrai ».

Pour ce premier acte, les deux artistes ont pu bénéficier du soutien de plusieurs institutions : le CSP, la Circulaire, l’école mosaïque ou encore le service de la jeunesse. /cwi


 

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