Pourquoi n’y a-t-il aucun ouvrier sur un chantier ouvert depuis un an sur l’imposant bâtiment chaux-de-fonnier ? Y aurait-il un autre problème que les travaux à faire liés à la tempête de juillet 2023, se demande le POP. Nous avons voulu en savoir davantage.
L’imposant Ilot vert à La Chaux-de-Fonds est entouré d’échafaudages depuis une année. Mais rien ne bouge… Et le POP se demande dans une question écrite qui sera traitée au Conseil général si les travaux à faire sont liés uniquement aux dégâts causés par la tempête de juillet 2023, ou s’il y a un autre problème. Nous avons tenté d’en savoir davantage.
« Voilà des mois que ces échafaudages me cachent la vue et la lumière du soleil. Il n’y a pas d’ouvrier et personne ne nous informe de rien », se plaignait avant les vacances une employée travaillant dans ce bâtiment, qui se demandait « combien coûte toute cette histoire ».
« Pénurie de main-d'œuvre »
Des travaux ont bien été effectués en automne 2024, mais depuis, plus rien semble-t-il. Contacté par l’intermédiaire de sa gérance, le propriétaire de l’Ilot vert, la société lausannoise ACG Immobilier nous a expliqué début juillet qu’en raison de l’hiver puis d’une pénurie de main-d’œuvre, les travaux ne pouvaient reprendre que maintenant et qu’ils dureraient un mois environ. Or, sept semaines plus tard… rien, ou presque. Les locataires de l’immeuble ont été informés de la situation. La gérance leur explique par courrier que le propriétaire des lieux a notamment dû attendre le feu vert de l’Ecap, l’établissement cantonal d’assurance et de prévention. Mais depuis cette lettre, les locataires n’ont pas vu avancer le chantier. Ce mardi matin, les 5000 m2 d’échafaudages d’une entreprise locale étaient toujours immobilisés sur l’Ilot vert et… pas l’ombre d’un ouvrier à l’horizon.
Dossier traité « comme un autre » par l'Ecap
À la question de savoir s’il a traîné les pieds, l’Ecap nous répond que ce dossier a été traité comme un autre, que c’est au propriétaire de contacter l’assurance et qu’à ce jour, 80% des sollicitations liées à la tempête de juillet 2023 ont été réglées par l’Ecap.
La question est donc de savoir s’il y a eu malfaçon dans la construction de l’Ilot vert, un bâtiment inauguré il y a moins de six ans. C’est le poids lourd de la construction Implenia qui avait réalisé les travaux. Mais la firme nous renvoie au propriétaire et à ses explications ci-dessus. Ce mardi matin, la gérance n’était pas en mesure de nous renseigner sur l’avancée du dossier. On ne sait donc toujours pas quand les échafaudages disparaîtront de l’Ilot vert… /vco









