En ce lundi de rentrée scolaire, la parole est aussi donnée aux parents. L’Association des parents d’élèves de la Ville de Neuchâtel (APEN) aspire à grandir pour peser davantage dans les décisions.
Près de 20'000 enfants neuchâtelois ont repris l’école ce lundi et de nombreux parents ont fait le chemin avec. Des mamans et des papas qui pour certaines et certains ne veulent pas que donner la main, mais se positionner comme une voix qui compte. Les associations de parents d’élèves ne sont plus nombreuses dans le canton de Neuchâtel, mais celles qui restent veulent avoir leur mot à dire.
C’est le cas de l’APEN, l’Association des parents d’élèves de la Ville de Neuchâtel, qui a repris vie il y a quelques années. Elle s’appuie sur un comité de six personnes et compte actuellement une centaine de membres. « C’est bien, mais pas suffisant pour représenter les 4'000 écoliers de la Commune », selon son chargé de communication, Guillaume Valentin. L’APEN cherche donc à augmenter le nombre de ses adhérents pour peser davantage dans les discussions avec les autorités scolaires et communales. « L’objectif est d’asseoir les fondations posées à la renaissance de l’association en 2022. Plus nous serons nombreux, plus nous serons crédibles », lance Guillaume Valentin. Si l’APEN est active sur tout le territoire communal, la majorité de ses membres proviennent de la Ville de Neuchâtel. L'association lorgne donc du côté de Peseux, Corcelles-Cormondrèche et Valangin. « Mais les moyens pour se faire connaître manquent. Aujourd’hui, nos seuls canaux de communication sont notre site internet et nos réseaux sociaux. On a pu utiliser Pronote une fois (le logiciel des écoles obligatoires que les parents ont sur leur smartphone) et on va essayer de le refaire cette année. Il y a aussi le Collège du Mail qui nous offre une présence dans sa newsletter tous les 15 jours. »
Quant aux relations avec les responsables des cercles scolaires et les autorités politiques, « elles sont très saines. Les échanges sont productifs et bienveillants », explique le porte-parole de l’APEN. Mais il est possible de mieux faire aux yeux de ses membres, qui déplorent parfois un manque d’automatisme à les intégrer dans les problématiques.
Guillaume Valentin : « On pense qu’on pourrait être davantage consulté ou informé en amont des projets. »
En quête d’une alimentation saine
Depuis sa sortie de sommeil, l’APEN a œuvré sur plusieurs axes comme la sécurisation des trajets scolaires, le soutien au réaménagement des cours d’école ou encore la problématique des transports. D’autres idées sont sur la table. « Comme travailler sur l’accès à une alimentation saine et accessible pour les élèves du cycle 3. Dans certains cercles scolaires, il y a des espaces intérieurs équipés pour pouvoir manger, mais pas partout », souligne Guillaume Valentin.
« Certains enfants sortent en ville et sont amenés à manger des repas qui ne sont pas tout à fait sains, style fast-food. »
L’Association des parents d’élèves de la Ville de Neuchâtel souhaite aussi, par exemple, qu’une réflexion s’ouvre autour des horaires du matin en cycle 3, afin qu’ils soient adaptés à l’horloge biologique des adolescents. /jpp









