C’est un tout petit acarien qui peut vous créer bien des démangeaisons. Si vous prenez un bain de soleil sur une pelouse au bord du lac ou dans un parc, vous pourriez en être victime. Comment s’en prémunir et soulager les démangeaisons ? Les bons conseils d’Olivier Clerc, infectiologue au RHNe.
Ils peuvent mener la vie dure aux baigneurs qui se prélassent au soleil. Les aoûtats sont des acariens de moins d’un demi-millimètre qui vivent dans les zones herbacées. Des organismes qui ressemblent aux tiques, qui sont tout petits et passent donc souvent inaperçus…mais pas leur morsure. Elle est certes indolore, mais quelques heures plus tard de petits boutons se développent le long de vos jambes par exemple. Et ça gratte plutôt fort, les réactions cutanées peuvent être parfois conséquentes. Il y a cinq ans, plusieurs baigneurs en ont d’ailleurs été victime au bord du lac de Neuchâtel, entrainant même la fermeture de la plage de Concise dans le canton de Vaud. « Chez nous, les aoûtats vivent le plus fréquemment dans les zones de hautes herbes. Dans la région, leur répartition géographique est inhomogène. Mais ils sont principalement actifs lorsque la température est élevée. C’est en juillet, août, septembre qu’ils sont les plus à même de vous faire des lésions cutanées qui vont démanger », précise le Docteur Olivier Clerc, infectiologue au Réseau hospitalier neuchâtelois.
Olivier Clerc : « L’aoûtat ne mord pas qu’une seule fois, les lésions sont donc souvent multiples. »
« Se prémunir de ces petits acariens n’est pas toujours facile », explique Olivier Clerc. « Mais comme pour les tiques, il existe des sprays pour faire en sorte que nous soyons peu attractifs pour ces bestioles. » Et quelles solutions pour soulager les démangeaisons ? « On peut prendre des médicaments comme des antiallergiques. On peut aussi utiliser des crèmes locales anti-inflammatoires. »
« Le risque principal, c’est que si on gratte fortement, on peut faire des surinfections locales avec des bactéries comme des staphylocoques ou des streptocoques. »
Si les aoûtats peuvent occasionner d’importantes démangeaisons, ils ne transmettent pas de maladie grave chez nous, rassure l'infectiologue. En revanche, en Asie du Sud-Est, par exemple, ces acariens peuvent véhiculer le « typhus des broussailles ». Une maladie qui engendre une fièvre potentiellement dangereuse. /jpp









