La qualité de l’eau est bonne sur les plages du Littoral

Toutes les deux semaines, le Service de la consommation et des affaires vétérinaires du Canton ...
La qualité de l’eau est bonne sur les plages du Littoral

Toutes les deux semaines, le Service de la consommation et des affaires vétérinaires du Canton de Neuchâtel analyse la qualité de l’eau des plages du Littoral. Il s’agit de détecter d’éventuelles contaminations par des eaux usées. Toutefois, les baigneurs sont invités à rester vigilants.

Sanela Omerovic, contrôleuse des eaux au SCAV, collectait ce matin l'eau des plages du Littoral comme ici, aux Jeunes-Rives. Sanela Omerovic, contrôleuse des eaux au SCAV, collectait ce matin l'eau des plages du Littoral comme ici, aux Jeunes-Rives.

Perchée depuis un ponton ou avec de l’eau jusqu’aux genoux, elle veille sur les plages du Littoral. Sanela Omerovic, contrôleuse des eaux au Service de la consommation et des affaires vétérinaires du Canton de Neuchâtel, part en tournée tous les quinze jours, comme ce lundi matin.

Glissé dans sa glacière, un petit bocal attend de rejoindre le laboratoire du SCAV pour y être analysé. Il s’agit de mesurer la concentration de bactéries fécales, rejetées dans les eaux usées. « Ces bactéries servent de marqueur pour se faire une idée de la qualité de l’eau » de baignade, indique Yann Berger, le chimiste cantonal neuchâtelois. « Si des eaux usées sont déversées dans le lac, les enfants, qui ont tendance à souvent boire la tasse, vont les ingérer et peuvent ensuite souffrir de troubles intestinaux, diarrhées et vomissements. »

Notre reportage lors des prélèvements à la plage des Jeunes-Rives

« La qualité de l’eau est bonne à excellente »

Une fois analysée, la qualité de l’eau est renseignée sur une carte consultable en ligne. En ce moment, elle « est bonne à excellente sur à peu près toutes les plages », rassure Yann Berger. Il note toutefois qu’après de longues périodes de pluie ou des épisodes orageux, une dégradation passagère de la qualité de l’eau de baignade peut être mesurée. Mais cette prudence temporaire à observer est sans commune mesure avec la situation d’il y a quelques décennies : « Dans les années 1960, il était fortement déconseillé de se baigner dans l’eau du lac. Toutes les eaux usées s’y retrouvaient », rappelle le chimiste cantonal. « Il y a eu depuis une excellente amélioration qui continue encore avec la mise en service de nouvelles stations d’épuration de plus en plus efficaces. »

Le SCAV renseigne aussi des observations visuelles sur la qualité de l’eau lors de ses passages sur les plages du Littoral. Le SCAV renseigne aussi des observations visuelles sur la qualité de l’eau lors de ses passages sur les plages du Littoral.

Malgré ces avancées, les sites lacustres situés aux abords d’une STEP sont systématiquement désignés d’un « D », la plus mauvaise note délivrée par le SCAV. « Ce sont des lieux où l’on trouve des taux de bactéries d’origine fécale beaucoup plus élevés », justifie Yann Berger. Les embouchures du Seyon et de l’Areuse sont également concernées.


Les baigneurs appelés à rester vigilants

Si les analyses du SCAV renseignent la qualité de l’eau de baignade, le service conseille aux baigneurs de rester attentifs à d’autres signes visuels au moment de piquer une tête. « On parle souvent des cyanobactéries, elles peuvent apparaître très rapidement puis disparaître à nouveau », avertit le chimiste cantonal.  Et d'ajouter : « Si l’on observe des choses bizarres flotter, il vaut mieux éviter de se baigner. » Une réserve également émise pour les poux de canards, qui ne sont pas suivis par les analyses du SCAV. /jti

Yann Berger : « Il n’y a pas d’analyses pour les poux de canards. Il faut garder les bons réflexes. »


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