Depuis la fin du mois de mai, la filiale postale de Fleurier propose à ses clients de se procurer la nouvelle édition de son Dream Pass. Vendu au prix de 49 francs le carnet propose une série de 24 bons de réduction dans autant de commerces, restaurants et prestataires de soins et de beauté de la région. Les rabais proposés vont jusqu’à 50%.
Soutenir l’économie locale en proposant une vitrine aux commerçants : c’est l’objectif de La Poste Suisse au travers de son offre Dream Pass. Lancée en été 2021 dans quatre de ses filiales des Franches-Montagnes, l’offre s’est ensuite progressivement étendue pour couvrir six cantons dont celui de Neuchâtel. Le Dream Pass se présente sous la forme d’un carnet dépliant vendu au prix de 49 francs et contenant 24 bons de réduction à faire valoir auprès de commerces de chaque région concernée. Au Val-de-Travers, par exemple, depuis la fin du mois de mai, la filiale de Fleurier propose sa quatrième édition. Les rabais vont jusqu’à 50% chez certains prestataires et sont à utiliser d’ici au 31 décembre 2026.
Alicia Bortolini : « C’est intéressant pour les petites structures comme la mienne qui n’ont pas de vitrine. »
Restauration, loisirs, activités sportives ou encore soins et bien-être : l’offre vallonnière actuelle « est très variée, tout le monde peut y trouver son compte », s’enthousiasme Alicia Bortoloni du cabinet Acalicia à Fleurier. Pour sa troisième participation au Dream Pass, la thérapeute offre un drainage lymphatique pour un drainage acheté. « L’objectif est d’attirer de nouveaux patients, de me faire un peu de publicité. » Son cabinet, situé à son domicile, sans vitrine sur la rue et ne consacrant généralement pas de moyens financiers à la publicité est l’exemple type du genre de commerces que le géant jaune souhaite soutenir : « La Poste veut transformer ses filiales en centres de services régionaux en offrant une visibilité aux entreprises à ancrage régional qui ne disposent pas toujours d’une surface d’exposition », détaille sa porte-parole Nathalie Dérobert.
Pour faire partie du Dream Pass, le cabinet Acalicia explique avoir déboursé une centaine de francs – une somme variable d’une filiale à l’autre en fonction du nombre de carnets imprimés, précise le service de communication de La Poste. « Pour une telle vitrine, la somme est raisonnable », estime Alicia Bortolini.
Pour constituer son offre, différenciée dans chaque secteur, La Poste privilégie la variété des partenaires et s’appuie « sur les idées de coopérations locales proposées par les collaborateurs des filiales directement concernées. Environ 400 partenaires locaux sont ainsi représentés dans toute la Suisse », souligne sa porte-parole.
Vendu jusqu’à épuisement des stocks dans les filiales concernées, le Dream Pass connaît un joli succès, estime Nathalie Dérobert : « Depuis son lancement, 4000 carnets ont été vendus dans les six cantons dans lesquels il a été introduit. Il est vendu tout au long de l’année, mais nous constatons qu’il est souvent acheté en guise de cadeau dans les périodes qui précèdent Noël ou la Saint-Valentin. »
Nathalie Dérobert : « Les idées de coopérations locales viennent directement des collaborateurs des filiales. »
Impression au Vallon pour toute la Suisse
Côté logistique, l’impression des dépliants et des cartes ainsi que la gestion des logos et des bons à tirer de tous les commerçants participants se fait au Val-de-Travers pour toutes les filiales qui proposent le Dream Pass. Il s’avère que l’imprimeur Apex à Couvet, dont le directeur n’est autre que l’époux d’Alicia Bortolini, collabore avec La Poste Suisse depuis le lancement du carnet. « Sa collaboration nous est très précieuse pour donner de l’allure à notre offre qui réunit de nombreux petits commerçants issus de six cantons différents », souligne le service de communication du géant jaune. /aes









