Un univers en noir et blanc, fait de figures humaines, c’est ce qui attend le visiteur qui poussera la porte de Grand-Cachot-de-Vent. L’ancienne ferme transformée en galerie accueille jusqu’au 10 août les œuvres de Zita Destraz et Michel Nicolet.
La première crée au fusain des personnages, des silhouettes longilignes blanches, visages et corps déformés, qui se détachent sur un fond noir. Zita Destraz donne du volume à certains de ses dessins en modelant ses corps. Des sculptures en papier mâché enduites de rouille.
Michel Nicolet travaille plus dans la rondeur. Ses visages et ses corps sculptés dans le plâtre ou le bois se mélangent tout en courbes. Parallèlement à son travail plastique, ce natif de La Chaux-de-Fonds présente dans la vallée de La Brévine des dessins en noir et blanc.
Mélanie Devaud, coresponsable à la Ferme du Grand-Cachot-de-Vent : « Des personnages au corps un peu déformé (…) et des sculptures tout en rondeur. »
Mélanie Devaud, coresponsable à la Ferme du Grand-Cachot-de-Vent voit beaucoup de réflexion dans le travail de Michel Nicolet, une volonté de « traduire sa vision du monde. Chez Zita Destraz, il y a quelque chose de plus brut, dans le besoin d’exprimer des choses. »
« [Zita Destraz] dit que ces personnages sortent d’elle de manière assez intuitive. »
Les deux artistes ont un parcours de vie diamétralement opposé, mais leurs œuvres mises côte à côte raisonnent les unes avec les autres.
Avant de devenir créatrice, Zita Destraz a vécu une vie de sportive d’élite, décrochant une médaille d’or aux Jeux paralympiques de Séoul, en 1988.
L’art, Michel Nicolet en a très vite fait son quotidien. Diplômé de l’École Supérieure d’Arts visuels de Genève, il travaille le marbre à Carrare en Italie, puis enseigne la sculpture et le dessin en Inde, avant de rentrer au pays.
Des parcours atypiques
Cette exposition autour de la figure humaine à travers les œuvres de Zita Destraz et Michel Nicolet est à découvrir jusqu’au 10 août au Grand-Cachot-de-Vent. /cwi










