Le projet Millefiori, dans le quartier de Neuchâtel prévoit la démolition de six bâtiments pour en construire quatre nouveaux. Les immeubles seront composés de 121 logements locatifs et d’un parking souterrain.
Un projet immobilier de grande ampleur à Monruz. L’assureur AXA a mis à l’enquête publique jusqu’à ce lundi 14 juillet les plans du projet Millefiori qui consiste en la démolition de six bâtiments dans le quartier de Neuchâtel pour en reconstruire quatre nouveaux. Ils abriteront 121 logements à la location uniquement, un parking souterrain et surtout un grand parc végétalisé. « C’est avant tout un renouvellement urbain », relève Daniel Grosso. « Actuellement, le site est occupé par des immeubles d’un autre temps, des bâtiments des années 60 qui ne correspondent plus tellement aux préoccupations environnementales du jour », explique l’architecte du projet Millefiori. « On va renverser la vapeur, puisqu’aujourd’hui le site est principalement minéral, goudronné, à plus de 75% et que le projet de demain va représenter plus de 75% de surfaces perméables, donc végétalisées, arborisées », se réjouit-il.
Daniel Grosso : « On va vraiment changer du tout au tout la situation actuelle. »
L’objectif est également d’offrir une diversité d’appartements : il y aura tant des studios que des appartements de 5,5 pièces, mais aussi des logements de toutes les formes, que ce soit en duplex, en transversale ou d’angle. « Les bâtiments des années 60 proposent très peu de diversité, il y a beaucoup de répétitivité. Et avec ce nouveau projet, on va pouvoir proposer une palette qui va s’adresser tant aux familles, qu’aux séniors, aux jeunes couples ou aux célibataires », développe Daniel Grosso.
« Une diversité sociale, mais également florale et végétale. »
L’idée est donc d’intégrer les immeubles dans un grand parc végétalisé, en plus de proposer des logements pour tous types de locataires. Selon Daniel Grosso, le projet permet de répondre aux problématiques sociales et environnementales actuelles. « Il y avait cette volonté de renouveler ce site avec une approche très qualitative », relève l’architecte.
« Deux qualités principales du projet, qui correspondent de plus en plus à un besoin de la société. »
Démolir de l’ancien pour reconstruire du neuf, ce n’est pas une décision prise à la légère. Des études ont été menées pour parcourir toutes les possibilités de réhabilitation et transformation. Mais c’est la destruction et reconstruction qui a été préférée, car plus simple. « C’était beaucoup plus compliqué de reprendre la structure en place qui présente peu ou pas l’avantage d’être agrandie, étendue ou modifiée et surtout qui ne résout pas les problématiques extérieures », justifie l’architecte. Le projet Millefiori prévoit de n’avoir plus aucun véhicule en surface, grâce à la construction d’un parking souterrain, précise Daniel Grosso. L’espace sera ainsi redonné à la population et à la nature.
Si tous les permis sont accordés, le chantier pourra commencer en 2026 et devrait durer trois ans. /lgn










