NIFFF : de la fête au drame dans le désert

« Sirat », le long-métrage d’Olivier Laxe, est projeté en première suisse au Festival international ...
NIFFF : de la fête au drame dans le désert

« Sirat », le long-métrage d’Olivier Laxe, est projeté en première suisse au Festival international du film fantastique de Neuchâtel. Interview de l’acteur principal Sergi López.

Sergi López incarne Luis dans le film « Sirat », accompagné ici de son fils Esteban. (Photo: Filmcoopi) Sergi López incarne Luis dans le film « Sirat », accompagné ici de son fils Esteban. (Photo: Filmcoopi)

Il incarne la figure d’un père qui semble porter toute la douleur du monde sur ses larges épaules. Sergi López joue le rôle de Luis dans « Sirat », le dernier film du réalisateur franco-espagnol Olivier Laxe. Ce long-métrage est à découvrir en première suisse au NIFFF, le Festival international du film fantastique de Neuchâtel. Une diffusion est encore prévue ce samedi à 19h15 au cinéma des Arcades.

Dans ce long-métrage, Luis se lance à la recherche de sa fille Marina qui n’a plus donné signe de vie depuis cinq mois après une rave party au Maroc. Son fils de 12 ans, Esteban, l’accompagne dans son périple.

Pour Sergi López, l’une des difficultés a été de jouer « cette douleur et cette tragédie intérieure » auxquelles doit faire face son personnage, poussé, comme ceux qui l’accompagnent, à regarder « la mort droit dans les yeux », selon les mots du réalisateur Olivier Laxe.

L’acteur a aussi été confronté aux réalités de l’Atlas marocain. « Tous ces éléments qui nous poursuivaient, la chaleur, le sable dans le visage, la soif, tout ça pour moi, ça a été super. Pour jouer quelqu’un qui traverse le désert, il vaut mieux être dans un désert », dit-il en rigolant. L’une de ces tempêtes a d’ailleurs été intégrée au scénario dans une scène où Luis marche seul dans le désert, avant de s’écrouler.

Sergi López : « C’est une vraie tempête de sable. »

Dans « Sirat », Luis se frotte aussi à l’univers des raves parties, puisque c’est dans l’une de ces fêtes que sa fille a été vue pour la dernière fois. Contrairement à son personnage qui semble perdu au milieu de cette foule qui danse et dans laquelle il arrive, l’acteur Sergi López a lui quelques connaissances du milieu. « Quand on ne connaît pas, on a l’impression que c’est des gens qui se droguent, qui dansent et qui foutent rien », dit-il, « mais il n’y a pas que ça. C’est un collectif ».

« C’est des gens beaucoup plus mûrs, beaucoup plus structurés que ce qu’ils ont l’air ».

C’est la deuxième fois que Sergi López vient à Neuchâtel dans le cadre du NIFFF. La première fois, il était venu présenter le film « Le Labyrinthe de Pan » sorti en 2006. Il se rappelle avoir goûté à quelques boissons alcoolisées locales, parmi lesquelles une absinthe. L’acteur dit apprécier « la taille humaine » du festival neuchâtelois.

A Neuchâtel, « on rencontre les spectateurs, on boit un coup, on se promène, on parle de films ».

La sortie en salle de « Sirat » est prévue le 10 septembre en Suisse. /sbm


 

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