Open air du NIFFF : les restaurateurs sont mitigés

Du bon et du moins bon. Tels sont les ressentis des responsables des établissements publics ...
Open air du NIFFF : les restaurateurs sont mitigés

Du bon et du moins bon. Tels sont les ressentis des responsables des établissements publics de la place des Halles à Neuchâtel au sujet du cinéma à ciel ouvert.

Les festivaliers du NIFFF peuvent profiter chaque soir des terrasses de trois établissements qui se situent à la place des Halles. Les festivaliers du NIFFF peuvent profiter chaque soir des terrasses de trois établissements qui se situent à la place des Halles.

La place des Halles devient chaque soir un espace de projection en plein air, mais tous les restaurateurs disent ne pas en profiter de la même manière. À l’occasion de la 24ᵉ édition du Festival international du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF), le dispositif « Halles Obscura », imaginé en partenariat avec la Ville de Neuchâtel, permet aux détenteurs de billets de suivre les projections directement installées sur les terrasses de trois établissements : le bar Charlot, le prestige bar & club et le bar de la Place. Au Charlot, le ton est plutôt positif. Le personnel se réjouit de l’animation apportée par le festival et parle d’un bon équilibre sur la semaine, malgré un premier week-end un peu calme. Gaëlle, serveuse et responsable clientèle, raconte avoir appréhendé la charge de travail au début, mais se dit rassurée aujourd’hui.

Gaëlle : « Quand tout le monde arrive, on s’y met à fond malgré le gros rush. »

Le gérant de l'établissement, Rafael Di Marco, partage ce sentiment. Il estime avoir « assez de clientèle » . Et Gaëlle précise que « la majorité des clients comprennent bien le fonctionnement. »

Gaëlle : « Si on explique avec le sourire, normalement, il n’y a pas de souci. »

Un bilan provisoire assez morose

En revanche, au Prestige, le bilan est bien plus mitigé. Comme les autres établissements, le restaurant doit dès 20h30 environ demander aux clients non munis de billets de se procurer une place pour rester en terrasse. Selon les tenancier, une dizaine de billets seraient remis chaque soir par la Ville.  Mais à leurs yeux, cela ne suffit pas. « Des clients s’en vont, d’autres ne comprennent pas la démarche », détaille Pranvera Kalanderi, fille du patron du Prestige. « Et malgré des séances annoncées complètes, nous constatons souvent des terrasses à moitié vides » , ajoute-t-elle.

Pranvera Kalanderi : « C’est très compliqué pour nous de chasser les clients. »

Selon Pranvera Kalanderi, « les pertes du week-end dernier ont varié entre 1’500 et 3’000 francs.» Elle explique « qu'une grande partie de la clientèle, plutôt jeune, renonce à rester : après avoir payé 22 francs pour la projection, il reste peu de budget pour consommer sur place. »  Elle affirme que le restaurant ne participera plus à l’événement.

Pranvera Kalanderi : « On est plutôt remonté, parce qu’il y a une énorme perte de chiffre d’affaires. »

Même constat du côté du bar de la Place, un des responsables évoque une baisse de fréquentation de moitié, alors qu’il s’agit habituellement d’une des périodes les plus lucratives de l’année. Le gérant déplore une baisse de la clientèle habituelle, y compris durant le premier week-end. Sollicitée, la Ville de Neuchâtel n’a pas souhaité faire de commentaire, elle dressera un bilan le dimanche 13 juillet. Le Charlot et le Prestige ont toutefois tenu à souligner que la communication avec la Ville s’est très bien déroulée, même s’ils estiment que la gestion aurait pu être différente. /ifp


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