Médecin accusé d'homicide par négligence jugé à Neuchâtel

Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers juge ce jeudi un médecin accusé de ne ...
Médecin accusé d'homicide par négligence jugé à Neuchâtel

Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers juge ce jeudi un médecin accusé de ne pas avoir ordonné l'hospitalisation d'un patient décédé plus tard à son domicile.

(Photo libre de droits). (Photo libre de droits).

Un médecin accusé d'homicide par négligence est jugé jeudi à Neuchâtel par le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers. Le prévenu n'aurait pas ordonné l'hospitalisation d'un patient, âgé de 41 ans, qui est décédé à son domicile quelques jours plus tard.

Le patient, qui souffrait de schizophrénie et qui avait des antécédents d'embolie pulmonaire et de dépendance à l'alcool, s'était plaint pendant plusieurs semaines lors de l'été 2020 d'une sensation de faiblesse, de fatigue, d'une perte d'appétit et de vertiges. Alerté sur l'état de santé de la victime, le médecin s'est rendu à son domicile et a ordonné une prise de sang.

A la suite de l'analyse sanguine, le médecin, âgé de 64 ans au moment des faits, a prescrit du potassium. Les résultats de laboratoire « étaient suggestifs d'une pathologie digestive aiguë potentiellement grave, telle qu'une pancréatite ou un ulcère digestif. Le risque de décès était élevé, au vu de ses comorbidités connues », peut-on lire dans l'acte d'accusation. Une dysfonction d'organes n'était pas exclue.


50 jours-amende requis

Selon l'acte d'accusation, le médecin aurait dû organiser une hospitalisation, même contre la volonté du patient, au vu des antécédents psychiatriques de ce dernier, au besoin sous forme d'un placement à des fins d'assistance à l'hôpital.

Le patient est resté à son domicile et a reçu du potassium, livré par la pharmacie, dans sa boîte aux lettres. La prise en charge du prévenu « s'est avérée non conforme aux règles de l'art », selon l'acte d'accusation. La victime est décédée entre le 23 et le 25 août 2020.

Le Ministère public, qui a renoncé à être cité lors de l'audience, a requis une peine de 50 jours-amende contre le médecin.

/ATS


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