Le lac se traversera à la nage

Se jeter à l’eau pour la traversée du lac : la 5e édition de la Marthe Robert est programmée ...
Le lac se traversera à la nage

Se jeter à l’eau pour la traversée du lac : la 5e édition de la Marthe Robert est programmée samedi entre le port de Cudrefin et la plage de Monruz. Nager en eau libre, c’est aussi parfois vaincre des peurs.

Nager en eau libre suscite parfois des peurs.  (Photo : archives) Nager en eau libre suscite parfois des peurs.  (Photo : archives)

Du port de Cudrefin à la plage de Monruz, à Neuchâtel : 80 nageuses et nageurs se jetteront à l’eau dès 9h15 samedi 5 juillet à l’occasion de la cinquième édition de la « Marthe Robert », du nom de la première fois femme reconnue pour avoir réalisé la traversée du lac de Neuchâtel. C’était en 1904 et Marthe Robert avait alors seulement 16 ans.

Longue de 6,5 kilomètres, cette traversée n’intéresse pas seulement des compétiteurs aguerris, plus habitués à aligner les longueurs dans un bassin fermé. Nager en eau libre ou dans une piscine constituent deux exercices fort différents : « Il y a des choses qui se passent dans le lac. C’est assez étonnant. Il faut prendre sur soi parfois », relève Katy Jolidon, co-organisatrice de l’événement. « Mais les bénéfices sont bien plus importants que les craintes. Et passé au-delà de ces craintes, ce n’est que du pur bonheur. »

Conserver sa trajectoire, vaincre les coups de fatigue, s’habituer aux changements de température de l’eau ou aux vagues constituent autant d’éléments auxquels il faut s’habituer : « Je pense simplement qu’une traversée comme celle-ci se prépare », insiste encore Katy Jolidon.

Si les meilleurs accomplissent cette traversée en une heure et demie, d’autres n’hésitent pas à l’accomplir à la brasse en quelque quatre heures.

Katy Jolidon : « Ce n’est que du pur bonheur. »

À l’occasion de cette 5e édition de la Marthe Robert, les organisateurs innovent. Ils proposent deux nouvelles courses, dès 14h samedi au départ de la plage de Monruz, soit un 500 et un 1'500 mètres : « Nous avons décidé d’inviter la population neuchâteloise à s’essayer sur de plus petites distances, de relever de nouveaux défis. Tout cela avec l’encadrement des sauveteurs », précise encore Katy Jolidon. « On peut hésiter. Si on n’a pas l’habitude, c’est très différent de nager en eau libre. Mais cela peut aussi laisser des souvenirs assez incroyables. »

« Cela peut lancer de nouvelles vocations. »

Les inscriptions pour les « courses » des 500 et 1'500 mètres sont encore prises sur place, samedi à la plage de Monruz. Les départs sont donnés dès 14 heures. /mne


 

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