Le législatif de Val-de-Ruz s’est penché sur les comptes 2004, lundi soir à Cernier. L’exercice financier de l’année dernière s’est bouclé par un bénéfice de près de deux millions de francs, 1,91 millions pour être plus précis. Ce résultat réjouissant a été accepté à l’unanimité. Mais il a aussi suscité des questions. La principale avait trait aux charges du personnel qui dépasse pour 1,4 millions de francs le montant indiqué au budget, ce qui correspond à 24 EPT, équivalents plein temps, dont 14 rien que pour l’enseignement : « L’une des causes de ces charges supplémentaires est à mettre en relation avec l’absentéisme. Il est élevé comme partout en Suisse. Les enseignants n’ont peut-être pas tous les outils aujourd’hui pour leur permettre de gérer une classe où d’aller de l’avant avec de nouvelles exigences », relève Ahmed Muratovic, conseiller communal en charges de l'éducation. « On souhaite par exemple développer l’école inclusive, c’est une bonne chose, mais cela nécessite des soutiens supplémentaires. »
Ahmed Muratovic : « L’absentéisme est élevé partout en Suisse. »
Le législatif de Val-de-Ruz a débattu pendant quatre heures lundi soir, sur des questions qui n’étaient pas toujours de premier ordre. Il a décidé de renvoyer en commission la demande de crédit de 100'000 francs destinée à l’assainissement de différents passages piétons à Val-de-Ruz. Le rapport présenté par le dicaster de la sécurité dirigé par Jean-Claude Brechbühler n’a pas convaincu. A commencer par le Vert Laurent Debrot : « Le Val-de-Ruz a fait le choix de maintenir éclairés les passages piétons alors que le reste de l’éclairage est éteint au cœur de la nuit. Avec la proposition d’aujourd’hui, on entérinerait cette pseudo-obligation. »
Laurent Debrot : « A mon sens, ce n’est pas une obligation. »
La demande de crédit d’étude de 110'000 francs destinée à l’agrandissement du collège de Dombresson a été acceptée par 33 oui, 4 non et une abstention. Elle a suscité l’opposition des représentants de l'UDC ainsi que d’un membre du PS, David Moratel : « C’est vrai que c’est rare que je ne suive pas mon parti. Mais je trouve ce rapport hyper léger, surtout qu’on y propose un concours d’architecture. Je ne sais pas à quoi à m’attendre ».
David Moratel : « Ce rapport n’était pas assez complet. »
David Moratel avait également déposé deux interpellations qui n’ont pas trouvé de réponses immédiates. A savoir : « Huit mois d’attente – où en est l’initiative pour l’introduction de la gratuité des infrastructures communales » et « Un crédit pour six cibles, une directive pour 13 : qui dit mieux ? ». Le conseiller communal Jean-Claude Brechbühler a précisé que les rapports étaient en cours d’écriture et que ces questions seront abordées à l’automne. /mne









