De La Neuveville à Lignières, en passant par Douanne, Prêles et Lamboing: l'élue au Grand Conseil bernois Anne-Caroline Graber revient à la charge concernant l’élargissement de ces routes à des coûts raisonnables. Pour la députée UDC neuvevilloise, cette action vise à faciliter le croisement des véhicules et à fluidifier le trafic. Car selon elle, la situation routière s’est aggravée au cours des dernières années.
«Nous comprenons la requête de l’auteure de l’interpellation, mais il n’est pas nécessaire de prendre de mesures urgentes.» C’est ce qu’estimait le Conseil-exécutif en 2020. À l’époque, il s’était engagé à étudier la situation et à analyser des solutions. Cinq ans plus tard, la députée UDC neuvevilloise s’empare à nouveau du dossier. Mais la réponse du Conseil-exécutif est sans appel: le canton de Berne ne compte pas élargir ce tronçon.
Les études succinctes du gouvernement bernois concluent que la charge de trafic routier, inférieure à 1500 véhicules quotidiens, n’est pas suffisante pour justifier une telle mesure. La circulation a certes augmenté, mais elle se trouve dans la moyenne nationale. Elle se monte à 1,5% par année, soit 8% sur les cinq dernières années.
Pour la même période, le taux d’accidents reste aussi stable. Sept se sont déroulés sur la route Douanne-Lamboing et 14 sur le tronçon La Neuveville-Prêles-Lamboing. Pour la plupart, le comportement des usagers est mis en cause. Rien n’indique que les collisions sont explicables par l’étroitesse de la chaussée.
Le Conseil-exécutif indique aussi que l’élargissement de ces routes aura des effets potentiellement négatifs sur le comportement des conducteurs.
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