Tempête : les forêts de la Ville de Neuchâtel relèvent la tête

Deux cents hectares touchés, une centaine d’arbres à terre : quinze jours après la tempête ...
Tempête : les forêts de la Ville de Neuchâtel relèvent la tête

Deux cents hectares touchés, une centaine d’arbres à terre : quinze jours après la tempête qui a frappé le Littoral, les forêts des Cadolles pansent leurs plaies avec l’aide des forestiers-bûcherons

L'équipe de forestiers mobilisée dans les forêts des hauteurs de la Ville. L'équipe de forestiers mobilisée dans les forêts des hauteurs de la Ville.

Après l’orage, le beau temps ! Les forêts de la Ville de Neuchâtel ont été passablement impactées par la tempête du dimanche 15 juin. Mais le calme est revenu. Et grâce au travail ininterrompu des forestiers-bucherons, la situation revient peu à peu à la normale. Au total, une centaine d’arbres ont été mis à terre. Sur les 2'400 hectares de forêt détenus par Neuchâtel, ce sont principalement 200 hectares qui ont été impactés entre le bord du lac et les hauteurs des Cadolles.

Et les travaux de sécurisation de la forêt sont conséquents : « Depuis 15 jours, on ne fait que ça », explique Jan Boni, ingénieur d'arrondissement. « On a fait la grosse moitié du travail » reconnaît-il, aux côtés de ses quatre collègues. « Dès le dimanche soir, des équipes d’urgences – des pompiers, l’Office des Parcs et promenades, des forestiers ainsi que des privés – ont dégagé les accès prioritaires. Désormais, on s’occupe des chemins et sentiers forestiers ». Car la forêt a fait face à une situation « exceptionnelle » : en hiver, de telles bourrasques peuvent se produire. Mais en été, c’est très rare. Les dégâts ont principalement touché les feuillus en raison de leur prise au vent : majoritairement des chênes, des tilleuls et quelques hêtres sont tombés à terre.

Mais tout n’est pas perdu : les plants qui ne sont pas trop endommagés partiront en menuiserie afin d’en faire de belles planches. Et les arbres qui ont subi trop de dégâts seront valorisés en bois déchiqueté pour le chauffage à distance de la plaine du Mail. Et, d’ici quelques temps, les lardasses subies par la forêt seront cicatrisée. Les promeneurs et coureurs à pied n'y verront plus rien ! /aju

Jan Boni, ingénieur forestier à Neuchâtel, nous emmène au pied d’un chêne déraciné :


 

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