L’établissement horticole de Neuchâtel en chasse contre des moucherons invasifs

Depuis 3 ans, les serres qui fournissent les plantes des massifs de la Ville de Neuchâtel subissent ...
L’établissement horticole de Neuchâtel en chasse contre des moucherons invasifs

Depuis 3 ans, les serres qui fournissent les plantes des massifs de la Ville de Neuchâtel subissent les attaques des moucherons des terreaux. Leurs larves se nourrissent des jeunes racines et peuvent causer jusqu’à 30% de pertes. En bio, la lutte s’avère plus compliquée.

Romain Loup inspecte un piège à moucherons, l'un des moyens de lutte déployés dans les serres de l'établissement horticole de la Ville de Neuchâtel situées à Cernier. Romain Loup inspecte un piège à moucherons, l'un des moyens de lutte déployés dans les serres de l'établissement horticole de la Ville de Neuchâtel situées à Cernier.

Entre les pots alignés se dressent des rectangles jaunes gluants. Ils témoignent de la lutte menée par l’établissement horticole de la Ville de Neuchâtel contre les sciarides, des petits moucherons noirs qui pullulent au printemps et pondent dans la terre. Leurs larves s’attaquent aux racines des jeunes plantes encore fragiles, jusqu’à les faire dépérir. « Nous pouvons compter jusqu’à 30% de pertes si nous ne sommes pas attentifs », relève Romain Loup, le responsable des lieux.

Depuis que l’établissement situé à Cernier s’est reconverti à l’agriculture biologique, ces dommages sont plus compliqués à gérer. Pas question d’utiliser des traitements chimiques de synthèse: les horticulteurs et floriculteurs cherchent donc d’autres moyens de lutte. Comme ces pièges collants destinés à éviter que les moucherons adultes soient toujours plus nombreux à se reproduire. « Et pour lutter contre les larves, nous utilisons divers insectes auxiliaires prédateurs, qui vont aller les manger dans la terre », explique Romain Loup. Des répulsifs à base d’ail et de piment sont aussi employés.

Romain Loup : « En bio, nous arrivons à freiner mais pas à éradiquer complètement ces moucherons. »

Outre les pièges gluants, l'établissement horticole utilise des insectes auxiliaires prédateurs et des répulsifs à base d'ail et de piment pour lutter contre les larves de moucherons. Outre les pièges gluants, l'établissement horticole utilise des insectes auxiliaires prédateurs et des répulsifs à base d'ail et de piment pour lutter contre les larves de moucherons.

Attirés par le terreau


Autre complication liée à l’adoption du cahier des charges Bio Bourgeon (en reconversion dès 2023, l’établissement horticole est désormais certifié depuis cette année 2025), les terreaux et les engrais biologiques attirent davantage les moucherons. Ceux-ci contiennent des matières organiques appréciées de ces ravageurs.

« En culture biologique, nous utilisons plutôt des engrais organiques », appréciés des moucherons.

Grâce à ses efforts de lutte, l’établissement horticole est parvenu à mieux limiter la prolifération des moucherons cette année. « On essaie de tout faire bien, mais à un moment donné cela ne suffit plus. On finit par se faire dépasser, mais c’est arrivé plus tard que l’an dernier », note Romain Loup. Une situation qui dépite parfois le responsable du site, même s’il rappelle que le suivi et l’anticipation sont des éléments clé de la solution. /jti


 

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