Une entreprise neuchâteloise imagine notre avenir sur la mer

Seanest à St-Blaise conçoit des plateformes flottantes révolutionnaires destinées à accueillir ...
Une entreprise neuchâteloise imagine notre avenir sur la mer

Seanest à St-Blaise conçoit des plateformes flottantes révolutionnaires destinées à accueillir une partie de l’habitat de demain. Ces éléments pourront être conçus en plastique recyclé. Un prototype a été présenté ce jeudi à Hauterive.

Le premier prototype sera suivi d'autres types de plateformes. Le premier prototype sera suivi d'autres types de plateformes.

L’habitat de demain imaginé dans le canton de Neuchâtel… Basée à St-Blaise, l’entreprise Seanest organise jeudi la présentation publique de son prototype au Laténium à Hauterive. L’idée, selon le co-fondateur de l’entreprise Lucien Vouillamoz, c’est de bâtir des plateformes flottantes destinées à permettre aux prochaines générations de vivre, travailler, habiter sur la mer. Conçus pour éviter de chavirer ou tanguer, ces éléments seront assemblés comme des pièces de puzzle et pourront à terme constituer des ensembles de toutes sortes de dimensions différentes.

Lucien Vouillamoz : « Beaucoup de gens n’aiment pas aller sur l’eau parce que ça bouge… là, ça ne bouge pas. »

Les plateformes de Seanest sont destinées à accueillir des constructions en tous genres : habitations, bureaux, stockage, etc… On pourra même en faire des ponts, des hôpitaux, voire des usages militaires. Selon les promoteurs du projet, cette solution technologique est d’autant plus pertinente que l’évolution du climat et la montée des eaux menacent de rendre inhabitable des régions côtières où vivent actuellement 300 millions de personnes dans le monde.

« Ça offre toutes sortes de possibilités, pour habiter, pour travailler… »

L’autre volet du projet, c’est son approche durable. Les plateformes de Seanest doivent pouvoir être construites localement à partir de matières plastiques recyclées. L’usage de matériaux qui, actuellement, sont souvent éliminés plutôt que recyclés doit rendre le bilan carbone plus intéressant. Le canton de Neuchâtel doit accueillir un quartier général de service, mais aussi un centre de compétence qui sera chargé de concevoir des matières plastiques en fonction des besoins et des particularités des différentes régions du monde où les sous-traitants de Seanest déploieront leurs constructions.

« Dans les différents types de plastiques dans le monde, les additifs ne sont pas les mêmes. »

Ça, c’est le projet. Pour le moment, le prototype offre une surface hexagonale de près de 7 mètres sur huit. Il est destiné à tester le principe dans un environnement réel. Au-delà de ça, l’entreprise qui travaille en partenariat avec des institutions comme l’Université de Neuchâtel et le CSEM espère disposer d’une unité prête pour la phase industrielle dès 2026. Elle table sur des revenus de l’ordre de 30 millions de francs d’ici 4 ans. /jhi


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