La manifestation, organisée par le collectif neuchâtelois, donne rendez-vous à la population à la gare à 14 heures. Les inégalités, notamment envers les personnes les plus vulnérables, sont au cœur des revendications.
L’égalité, la vraie ! C’est la revendication du Collectif neuchâtelois pour la grève féministe à l’occasion de la grève du 14 juin. Le rendez-vous est donné samedi à 14h à la gare de La Chaux-de-Fonds. Pas de rassemblement cette année à Neuchâtel ou dans d’autres endroits du canton. Helio Thiémard, militant au collectif, a expliqué vendredi dans « La Matinale » que cette décision avait été prise parce qu’environ la moitié du groupe actif dans le canton se trouve dans le haut. « Et c’est aussi un clin d’œil historique parce que lors de la première grande grève du 14 juin 1991, il y avait eu une manifestation à La Chaux-de-Fonds et pas à Neuchâtel. »
La question de l’égalité ou plutôt des inégalités reste au cœur des revendications, dont l’égalité salariale dont il est question chaque année. Et pour cause, explique Helio Thiémard, puisqu’on « n’est pas sur la bonne voie quand on regarde les chiffres. (…) Pour l’instant, les plus récents datent de 2022 (…) mais actuellement, il n’y a toujours aucune mesure contraignante dans les entreprises, donc, finalement, l’égalité n’y est pas encore. (…) Mais on a des manières légales d’obliger ces personnes (ndlr : les employeurs) à se plier à l’égalité. »
Entretien avec Hélio Thiémard :
Stop à toutes les formes d’inégalités
Le Collectif neuchâtelois pour la grève féministe revendique des mesures concrètes de prévention et de protection contre les violences basées sur le genre et les féminicides, une meilleure reconnaissance du travail gratuit des femmes et minorités de genre et des métiers dits féminins, notamment. En ce qui concerne les violences, le signal n’est pas bon non plus. « Du côté des chiffres pour les féminicides, on a eu un début d’année assez terrible, où il y avait presque un féminicide par semaine, soit le double des années précédentes. »
Un focus particulier est aussi mis cette année sur les personnes les plus vulnérables, comme « les enfants, les personnes âgées et les femmes issues de la migration. Ce sont des personnes qu’on entend très peu, qui se retrouvent souvent dans de mauvaises conditions. Il y a des classes avec trop d’élèves par prof, il y a des EMS avec des violences, des personnes âgées avec des revenus insuffisants pour la retraite et on avait envie de mettre en avant ces personnes-là qui subissent finalement le patriarcat soit directement en tant que femme, soit indirectement parce que le patriarcat c’est aussi le capitalisme, le profit à tout prix et de ne pas prendre soin des autres correctement. »
En marge de cette marche, une table ronde sur le thème « Quelles avancées notoires pour l’intégration sociétale des femmes migrantes issues des pays tiers ?» est organisée ce vendredi dès 18h au Centre de formation professionnelle à La Chaux-de-Fonds.
Le rassemblement pour le Grève féministe dans le canton de Neuchâtel c’est samedi à 14 heures à la gare de La Chaux-de-Fonds. /sma










