Le Canton invite la population à participer à la lutte pour retarder l’arrivée de cet insecte invasif dans la région. Vigilance, suppression des lieux de ponte potentiels et signalement sont très importants.
Il est tout petit, mais peut être nocif pour les humains. Le moustique tigre est connu pour être vecteur de maladie exotiques comme la dengue, le zika ou le chikungunya. Il s’est déjà installé dans plusieurs cantons du pays, notamment Genève, le Valais et Vaud. Sur Neuchâtel, une seule présence a été documentée en 2023, mais depuis, plus rien. Pour prévenir et retarder son installation dans la région, le Canton invite la population à être vigilante et à signaler tout moustique suspect. « Si vous voyez un moustique qui est plus petit qu’une pièce de cinq centimes avec les pattes zébrées blanches et noires et la ligne blanche sur le thorax, il faut le prendre en photo et le signaler » sur la plateforme moustique-tigre.ch, explique Robin Berger. Le collaborateur scientifique au Service cantonal de la faune, des forêts et de la nature précise que « le moyen le plus efficace de lutter contre cette espèce est de travailler sur les lieux de pontes. »
Robin Berger : « Cet insecte a besoin de poches d’eau stagnante de petit volume. »
Il est donc nécessaire de vider tous les potentiels points d’eau de son jardin ou balcon, comme les arrosoirs. Par contre, il n’est pas interdit de laisser une coupelle d’eau dehors lors des chaudes journées d’été pour la faune, mais Robin Berger recommande de changer le liquide tous les jours.
Vous pouvez retrouver toutes les informations sur la lutte contre l’arrivée du moustique tigre dans le canton de Neuchâtel ici.
Des insectes invasifs de plus en plus présents
Ces dernières années, plusieurs espèces d’insectes invasifs arrivent dans le canton de Neuchâtel, notamment le frelon asiatique. « On a toujours plus d’échanges entre les continents », relève Robin Berger qui précise que cela représente un risque « d’avoir des espèces invasives supplémentaires. »
« Ces dernières années, il y a eu quelques espèces notoires qui se sont développées chez nous. »
La hausse des températures et les hivers moins rigoureux favorisent également les espèces invasives, notamment les insectes, conclut Robin Berger. /lgn-aju









